© TF1-LCIBaisses de prix, créations d'emplois, investissements : les restaurateurs concrétisent mardi à Bercy, au cours des états généraux de la restauration, leurs engagements en échange de la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. Une baisse dont la date n'est pas encore officielle (elle sera rendue publique lors de la convention, baptisée "contrat d'avenir") mais dont les restaurateurs, confrontés à une chute de leur chiffre d'affaires, espèrent une entrée en vigueur dès le 1er juillet, et non au 1er janvier comme cela a été évoqué.
Gouvernement et professionnels ont d'ores et déjà discuté du chiffrage des engagements pris par les restaurateurs pour les comparer aux 2,5 milliards d'euros de recettes fiscales en moins liés à la réduction de la TVA. Le secrétaire d'Etat au Commerce, Hervé Novelli, a affirmé que les "diminutions de prix devraient être supérieures à 10%" et qu'un comité de suivi serait créé pour s'assurer que les engagements, qui seront formalisés dans un "contrat en bonne et due forme", sont bien tenus, dans un entretien au Journal du Dimanche. Les restaurateurs qui appliqueront cette baisse pourront s'en prévaloir à l'extérieur de leur établissement et, comme pour les soldes, barrer l'ancien prix et afficher le nouveau, ou indiquer d'une astérisque que le prix indiqué tient compte de la réduction du taux de TVA.
40.000 embauches promises
En matière de baisse des prix, chaque établissement devra choisir sept produits parmi une liste d'une dizaine fixée dans la convention. Les produits ciblés sont aussi divers que le café, l'eau minérale, le plat du jour, le menu, le menu enfant... Par définition, sont exclus de la liste les boissons alcoolisées, qui restent à un taux de TVA de 19,6%, et les sandwiches et autres pizzas à emporter, qui étaient déjà à 5,5%.
Concernant l'emploi, les huit syndicats de restaurateurs devraient s'engager à embaucher 40.000 personnes, dont 20.000 en contrat d'apprentissage, d'ici deux ou trois ans. Des réunions paritaires mixtes sont prévues pour revaloriser la grille des salaires et la création d'une mutuelle de branche est envisagée. Mais d'ores et déjà, les syndicats de salariés, reçus vendredi matin par Hervé Novelli, ont décliné l'invitation aux états généraux, estimant qu'ils n'avaient pas obtenu "suffisamment de garanties".
Enfin, sur le volet investissement, le secrétaire d'Etat propose la mise en place d'un système de prêts destiné à "accélérer la modernisation des restaurants". Mais, juge déjà l'un des participants aux groupes de travail, "états généraux ou pas, les restaurateurs et hôteliers vont être obligés d'investir, ne serait-ce que pour respecter la loi qui leur impose de rendre leur établissement accessible aux handicapés au plus tard le 1er janvier 2015".
D'après agence
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