Bouteilles de lait © TF1/LCILes producteurs de lait crient grâce : les prix qui leur sont payés par les grandes marques comme la fromagerie Entremont, ou par la grande distribution, sont en chute libre. Mais du côté des consommateurs, cet effondrement des prix n'est pas perceptible. Aussi l'association de consommateurs UFC-Que choisir monte-t-elle au créneau : elle presse les industriels et distributeurs de baisser sans tarder le prix du lait.
Prix du lait : l'accord
Producteurs et industriels ont fini par trouver un accord sur la hausse des prix du lait au deuxième trimestre, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.
Publié le 30/03/2010
Prix du lait : Bruno Le Maire bout
Le ministre de l'Agriculture met la pression sur les industriels, alors que se tient aujourd'hui une réunion décisive de la filière laitière au ministère. "Je souhaite qu'on respecte l'accord du 3 juin dernier", a déclaré Bruno Le Maire.
Publié le 30/03/2010
L'UFC avance ses chiffres : l'association souligne que la baisse de près de 50% a été plus ou moins répercutée pour la plupart des produits laitiers (-12% pour le yaourt nature, -9% pour le beurre) mais pratiquement pas pour le lait de consommation courante. "Le prix n'a baissé que de 2%, alors qu'en toute logique il aurait pu baisser de 20%", souligne-t-elle dans un communiqué. Pour UFC-Que Choisir, il est clair que "s'opère actuellement une confiscation inadmissible de cette baisse" du fait, en fonction du type de produit, tantôt des industriels, tantôt des distributeurs.
Qui est responsable ?
"Dans le cas des marques nationales, les indices de l'Insee démontrent que ce sont les fabricants qui ont maintenu leurs prix à un niveau élevé", écrit l'association. A l'inverse, dans le cas du lait à marque de distributeur, le prix sortie d'usine ayant baissé de 10% depuis décembre, c'est la distribution qui n'aurait pas répercuté la baisse de prix aux consommateurs. "Ce phénomène n'est pas nouveau : déjà entre 2002 et 2007, alors que le prix du lait matière première baissait de 15%, aucune baisse n'avait alors été consentie aux consommateurs", ajoute l'association.
Pendant ce temps, les nouvelles ne sont guère rassurantes pour les producteurs : lundi, la Commission européenne a dit s'attendre à ce que l'état des marchés mondiaux du lait continue de se dégrader. Face à la colère des producteurs de lait, Paris et Berlin ont décidé le 15 juillet de renforcer leur concertation en vue de trouver des alternatives européennes aux quotas laitiers, appelés à disparaître en 2015.
D'après agence
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