© SXC.HUEn provisionnant un milliard d'euro pour verser des bonus à ses employés, la BNP a relancé la polémique sur la rémunération des traders dont le fonctionnement reste largement méconnu. Les "bonus" sont des primes salariales, essentiellement en "cash" même si la part en actions a tendance à s'accroître ces dernières années.
Un bonus au goût amer pour les Britanniques
Alors que le Royaume-Uni est en pleine cure d'austérité, la banque RBS a annoncé que son directeur général, Stephen Hester, bénéficierait d'un bonus de 1,15 million d'euros. C'est moitié moins que l'an dernier. Mais le bonus fait débat.
Publié le 28/01/2012
Moins d'argent pour les traders de Wall Street cette année
Les salariés des grandes firmes de Wall Street pourraient voir leur rémunération annuelle chuter de 30% cette année indique le Wall Street Journal.
Publié le 28/11/2011
Bonus bancaires : la France hors des clous ?
La France ne respecte pas la directive européenne qui encadre ces bonus, affirme un élu Vert, Pascal Canfin. Un mot, évoquant "l'équilibre" entre les parts fixes et variables de la rémunération des banquiers, aurait disparu lors de la transposition en droit français. Bercy conteste.
Publié le 08/05/2011
Les bonus bancaires 2010 en baisse de 20%
Les bonus versés par les banques françaises se sont élevés à près de 3 milliards d'euros en 2010, mais les nouvelles règles décidées après la crise financière mondiale ont permis de les réduire de 800 millions d'euros, selon un rapport officiel publié vendredi.
Publié le 14/01/2011
Taxe bancaire : une cagnotte à 500 millions
La taxe sur les banques, qui sera mise en place l'an prochain et visera les activités les plus risquées, rapportera 504 millions d'euros à l'Etat en 2011, 555 millions en 2012 et 810 millions en 2013, selon la ministre de l'Economie.
Publié le 22/09/2010
Les banques seront taxées sur leurs activités les plus risquées
Christine Lagarde dit vouloir "taxer les activités qui présentent les plus gros profils de risque : c'est là qu'on veut limiter l'activité, en tout cas l'encadrer". Une taxe dont elle espère "entre 300 millions et un milliard d'euros".
Publié le 24/06/2010
Les Etats-Unis font un pas sur l'encadrement des bonus
Les autorités de régulation du système bancaire américain ont révélé lundi leur directive "finale" destinée à guider les banques dans leur politique de primes et de bonus.
Publié le 22/06/2010
Londres va taxer les bonus des banquiers
Le Royaume-Uni a annoncé mercredi l'instauration d'ici à avril d'une taxe de 50% sur les bonus quand ceux-ci dépasseront 27.000 euros. Une taxe que devront acquitter les banques.
Publié le 09/12/2009
Ce mode de distribution des primes est apparu à la fin années 1980 dans les grandes banques anglo-saxonnes. Il s'est ensuite progressivement répandu en France. Les bonus sont distribués selon un budget alloué à un responsable qui répartit les sommes entre les employés de son équipe. Leur montant dépend de son appréciation sur les résultats de ses subordonnés. Les performances passées ou l'importance stratégique que le salarié va avoir dans l'année à venir jouent aussi sur la somme touchée*.
Un montant très variable
Si les traders touchent la part du lion, ils n'ont pas droit à toute l'enveloppe : une partie sert à rémunérer les chefs d'équipe et de salles de marché. Les employés exerçant des fonctions de contrôle bénéficient également de primes conséquentes. Selon le cabinet de recrutement Vendôme Associés : "le bonus moyen d'un trader est très variable et peut être entre 3 et 5 fois supérieur à son salaire fixe". Les écarts de rémunération entre les traders sont "très importants" selon le type de placement sur lequel ils travaillent. Les "dérivés actions" sont les plus rémunérateurs.
Selon la même source, "les profils exceptionnels, c'est-à-dire supérieurs, voire très supérieurs, au million d'euros, sont très rares en France. A Londres ou New York, pour les excellents opérateurs, les bonus peuvent être deux à trois fois supérieurs au montant versé à Paris". Si les bonus dépendent des bons résultats du traders, il n'existe pas de malus pour les opérateurs qui causent des pertes. Dans le pire des cas, ils sont mis à la porte.
*d'après Olivier Godechot, auteur de "Working Rich. Salaires, bonus et appropriation du profit dans l'industrie financière", ed. la Découverte.
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