Brown se rallie à la position Sarkozy-Merkel

le 03 septembre 2009 à 13h23 , mis à jour le 03 septembre 2009 à 13h42

Le Premier ministre britannique a signé la lettre franco-allemande alors qu'il était jusque-là plus réservé notamment en matière de plafonnement des bonus.

gordon brown reutersGordon Brown, le 20 mai 2009 © Reuters

Le Royaume-Uni s'est rallié jeudi à l'axe franco-allemand pour exiger du G20 des 24 et 25 septembre qu'il adopte des règles très strictes pour les rémunérations dans le secteur financier, dont les bonus. Gordon Brown a apposé sa signature au bas d'une lettre envoyée par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à la présidence suédoise de l'Union européenne pour préparer le rendez-vous de Pittsburgh.  

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Plus d'infos

 
Les trois dirigeants demandent que les Européens exigent notamment l'adoption au niveau mondial de la stratégie arrêtée la semaine dernière par la France avec ses banques pour encadrer de manière précise ces rémunérations. Le Royaume-Uni, soucieux de préserver la compétitivité de la City de Londres, a longtemps été réticent sur ce dossier, des réserves qui se sont exprimées jusqu'à mercredi, lors de la réunion des ministres des Finances de l'UE à Bruxelles. "Nos concitoyens sont particulièrement choqués par le retour de pratiques condamnables, alors que l'argent des contribuables a été mobilisé au plus fort de la crise pour soutenir le secteur financier", écrivent les trois dirigeants dans ce courrier.
        
De nouvelles règles pour les bonus
 
Ils estiment que les politiques de rémunération doivent "encourager la prise en compte des risques pour toutes les personnes impliquées". Cela signifie que "la rémunération variable, y compris les bonus, doit être fixée à un niveau approprié par rapport à la rémunération fixe et doit dépendre de la performance de la banque, des lignes de métiers et des individus", disent-ils. Lorsque des stocks options ou des actions sont distribuées, elles ne doivent pouvoir être exercées ou vendues qu'après une période déterminée.
 
Toujours sur les bonus des opérateurs de marché, ils reprennent l'idée d'un étalement de leurs versements dans le temps ainsi que l'instauration d'un "malus" qui reviendrait à les annuler en cas d'évolution négative de la performance de la banque. Enfin, le conseil d'administration des entreprises cotées doit selon eux pouvoir réduire la rémunération des dirigeants en cas de détérioration des performances de la banque. Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown souhaitent que le G20 transforme ces principes en "règles obligatoires" pour les institutions financières de taille importante etdemandent l'instauration de sanctions si elles ne les respectent pas.
    
La lutte contre les paradis fiscaux

 
Comme la France s'y est déjà engagée, ils évoquent la possibilité "de ne pas accorder de mandats à des institutions financières dont il est reconnu qu'elles n'appliquent pas les règles agréées au niveau international". En outre, les activités de spéculation qui représentent un risque pour la stabilité financière doivent également être découragées en augmentant les exigences de fonds propres sur ces activités, comme le recommande le comité de Bâle. Reprenant une idée de la chancelière allemande, ils estiment que le G20 doit traiter le problème de l'"aléa moral" créé par les banques dont la taille et les activités sont susceptibles,en cas de difficultés, de créer des risques pour l'ensemble du système financier.  Ils insistent sur la nécessité de renforcer leur supervision et d'étudier "comment ces institutions peuvent être démantelées si nécessaire sans perturber le secteur financier dans son ensemble".

Soucieux de poursuivre la lutte du G20 contre les paradis fiscaux, Paris, Berlin et Londres suggèrent une liste de représailles qui pourraient être mises en oeuvre à compter de mars 2010 contre les pays et territoires qui ne respectent pas leurs obligations en matière d'échange d'informations fiscales. L'objectif est de "développer un nouveau modèle de croissance soutenable et une meilleure organisation des marchés financiers, afin que la crise que nous avons vécue ne puisse pas se reproduire", expliquent les deux dirigeants.

le 03 septembre 2009 à 13:23
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9 Commentaires

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  • Den, le 05/09/2009 à 16h42

    Noémie reste prudente et c'est tout à son honneur. Heureusement que certains adeptes de la majorité, tel que Jack, sont là pour nous faire remarquer leur très bonne intelligence. "Démagos incapables", faut il supposer que votre intellecte développé vous permettes à ce point la médisance. Si ce n'est pas le cas, je vous invite à envoyer votre lettre de motivation concernant votre projet sur le monde de demain, ainsi que vos actions concrètes à votre parti majoritaire. Car la France du pouvoir d'achat au travers des taxes carbones et la baisse de la Tva , additionné de milliard d'euros pour des banques ou des entreprises, si ce n'est pas la capitalisation du marxisme, il n'y a pas cet intérêt de s''enorgueillir de voter bleu. Voter Ump, c'est être prêt à acheter le communisme, le socialisme, l'écologisme, l'extrémisme et d'asseoir sur ces dossiers, des élus corrompus, non pas par l''argent, mais par cette illusion de ce qu'il génère: celui du pouvoir politique, corrompu également par ces grandes sociétés dont Jack, est surement, au vu de sa superbe éloge, un de ces ingénieux Pdg qui font que le monde tourne superbement. Merci de publier

  • Jack, le 04/09/2009 à 10h59

    Noémie : surement la gauchiste toujours sceptique. Ce que fait sarko, c'est soi pas bien soit pas assez bien ! les résultats ne vont pas dependre que de lui malheureusement mais ca peut marcher et ca demarche et son volontarisme sont evident. Royal n'a pas réussi à regrouper son camp, alors à part faire de la demago et critiquer, .....je constate juste que ceux qui la soutiennent sont comme elle : des demagos incapables

  • Phil, le 04/09/2009 à 09h53

    Cela fait plaisir de voir la France en position de leader. Et tout cela grace a un vrai leader. Je ne me souviens pas d'un président se défoncant autant pour ses concitoyens depuis la derniere guerre. La France redonne l'exemple. Ca fait plaisir a voir.

  • Jean Louis, le 04/09/2009 à 07h07

    Que pèse réellement Mr Brown devant "La City"?

  • Bugs, le 03/09/2009 à 21h05

    Deja un petit resultat !!!!! la gauche a part critiquer qu'a t-elle fait ??????

  • Phil, le 03/09/2009 à 16h46

    Il a l air palot sur la photo , peur que les milieux financiers le clouent au pilori ? oh sa pauvre City ..

  • Michel, le 03/09/2009 à 15h28

    S'il y a un secteur qui gère un pays et distribue des fonds comme il l'entend, c'est bien celui de la finance. G 20 ou pas.Méfiance.

  • Noémie, le 03/09/2009 à 15h17

    A Michel de Paris, il est indéniable que Sarkosy a l'air de vouloir maîtriser les bonus et autres. Mais avant de dire qu'il fait du bon travail, attendons de voir les résultats. Car pour l'instant il n'y a qu'une lettre qui n'engage à rien. C'est un bon départ pour les négociations du G20, mais il faut attendre de voir le résultat avant de jubiler.

  • Michel, le 03/09/2009 à 14h23

    Martine Aubry disait avec sa bonne foi qu'on lui connait que les propos de notre Président concernant les banques, c'était du vent. Comme disait Gandhi," le bonheur c'est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles". Il semble que ce soit le cas.

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