© SXC.HUAprès des pertes colossales, la Société Générale et de BNP Paribas ont décidé de réduire voire de supprimer les bonus, ce que la plupart des traders ont accepté. La plupart, sauf une équipe de traders hyperspécialisées, les seuls à maîtriser le trading "haute fréquence" ou "algorithmique", l'une des rares activités à être restée rentable l'année dernière, explique La Tribune.
Leur spécialité consiste "à réaliser des arbitrages extrêmement rapides, parfois en quelques secondes, grâce à des automates. Que les marchés montent ou baissent, ils gagnent à tous les coups, puisqu'ils jouent sur la volatilité des marchés", détaille La Tribune. Un "savoir-faire générateur de gros profits" qui a fait d'eux "les nouvelles stars de la banque d'investissement", selon le quotidien. Activité à part, régime à part ? Ces traders, ont demandé "une formule de calculs de bonus indépendante des autres métiers", explique le quotidien.
Les dirigeants des dérivés actions n'ont pas cédé à leur pression jusqu'à ce que certains traders menacent de démissionner. Les deux banques ont fini par "se plier aux exigences de ces petits princes des marchés". A la BNP Paribas, "les traders les plus gâtés reçoivent près de 100.000 actions, des dizaines de millions d'euros sont mis sur la table (...) A la Société Générale aussi, les rebelles ont obtenu gain de cause. La banque leur a proposé de verser en trois fois des bonus exceptionnels plus généreux".
Fortune considérable
Mais l'affaire ne s'arrête pas là : des traders empochent les actions et démissionnent. "Début avril, la banque (NDLR : BNP Paribas) décide de stopper l'hémorragie et accepte de payer 25% du paiement des bonus à son équipe de traders algorithmiques (... ) La hausse fulgurante du titre a permis à ces traders de voir leur bonus exploser. Les six plus gros montant atteignent même entre 4 et 7 millions d'euros", explique le journal.
Rien n'y fait. Ces traders ont depuis été débauchés par des fonds d'investissement qui leur versent jusqu'à 50% des gains réalisés. "Une formule qui va permettre à ces traders, déjà riches, d'amasser une fortune considérable", conclut le journaliste en précisant que chez BNP Paribas, le trading algorithmique a perdu "près de la moitié de ses équipes".
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