Prix en baisse, image en hausse ?

Par S.O. avec agence, le 22 octobre 2009 à 13h38 , mis à jour le 22 octobre 2009 à 15h27

Si de nombreuses enseignes ont baissé leur prix en 2009, l'image que les consommateurs en ont ne s'est pas pour autant améliorée, dévoile une étude publiée jeudi.

Carrefour enseigne grande distribution magasin hypermarché grandes surfacesImage d'archives © DR

Baisser ses prix suffit-il à améliorer l'image que les consommateurs ont d'une enseigne ? Pas forcément, c'est ce que dévoile une étude, publiée jeudi par le cabinet AC&C. Cette étude réalisée en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, auprès de 1.200 personnes par pays, montre que les magasins qui veulent attirer les consommateurs ne peuvent pas se contenter de baisser leurs tarifs.
 
OC&C donne l'exemple de Carrefour en France, qui a baissé ses prix en 2009  mais sans parvenir à améliorer son image dans les mêmes proportions. Dans son secteur, Leclerc est la seule enseigne d'hypermarché perçue comme moins chère que le marché alors que les prix constatés sont proches de ceux de Carrefour. De la même façon, la plupart des enseignes de parfumerie sont perçues comme plus chères que leur réel positionnement de prix.
 
Pour améliorer leur images de prix, les enseignes doivent aussi proposer "des prix d'entrée les plus bas avec des produits de qualité correcte, des marques de distributeurs puissantes (...) une communication omniprésente sur les prix associés à des explications techniques (...) et enfin un environnement magasin somme toute très discount", selon cette étude, qui donne en exemple le cas des magasins Décathlon
 
Les Français, les meilleurs au juste prix
 
L'étude indique également que les Français sont ceux qui arrivent le mieux à évaluer le prix des produits. L'étude a en effet mesuré l'écart entre la réalité des prix des enseignes et l'image qu'en ont les consommateurs. Ils s'attendent par ailleurs à des prix plus bas sur internet (-12% que dans les magasins), soit plus que les consommateurs interrogés dans les quatre autres pays. La pertinence du jugement des consommateurs français sur le positionnement relatif des enseignes s'est d'ailleurs nettement améliorée en 2009, souligne l'étude. 
 
En France, les marques bénéficiant de la meilleure image de leurs prix sont Cdiscount, Brico Dépôt et Décathlon. Les prix pratiqués par ces enseignes correspondent au prix perçu par le consommateurs. A l'opposé, Zara, les Galeries Lafayette et la Fnac sont en queue des 52 enseignes françaises comparées. Les consommateurs perçoivent parfois ces enseignes comme étant très chères, même si elles ont toutes fait des efforts en 2009 pour baisser leur prix.

Par S.O. avec agence le 22 octobre 2009 à 13:38
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1 Commentaires

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  • Marie, le 22/10/2009 à 22h08

    Le prix du pétrole augmente ou le prix des fruits et légumes diminue, les professionnels concernés manifestent, bloquent la circulation ou saccagent des rayons de supermarchés? et le gouvernement lâche des aides à ceux qui sauront se faire entendre en attirant les projecteurs médiatiques. Et il en est de même lorsque survient une intempérie, une épidémie ou autre aléa climatique inévitable. Comme le gouvernement ne peut se procurer de l'argent qu'en prélevant sur les acteurs économiques, ces aides aboutiront à un accroissement de la charge fiscale contre laquelle se révolteront à nouveau demain les professionnels, les ménages ou les citoyens. Autrement dit, les français sont en train de s'étrangler eux-mêmes par l'intermédiaire des hommes politiques qu'ils conduisent aux affaires et contre lesquels ils manifestent ensuite. La situation est folle et ubuesque mais voilà bien un des dangers de la démocratie lorsque les compétences de l'Etat et ses champs d'intervention légitime ne sont pas strictement encadrés. Imaginez que j'étrangle une personne au point qu'elle parvient à peine à respirer. Constatant qu'elle est sur le point de succomber (alors que j'ai tout de même besoin de lui), je décide d'introduire dans sa bouche un tuyau qui envoie de l'air (une niche fiscale) pour l'aider à respirer. Evidemment, la situation est absurde : il suffirait que je cesse de l'étrangler. Et pourtant, c'est ce que nous faisons collectivement. On multiplie les tuyaux et les intraveineuses au point que les prétendus remèdes et aides sont sur le point d'achever le malade qui, sans toutes ces interventions, avec un corps en bien meilleure santé. Le corps économique et social de la France souffre d'être martyrisé par un Etat étrangleur lui-même piloté par un gouvernement prisonnier des revendications corporatistes émanant de tout bord. Mais l'inégalable Frédéric Bastiat avait déjà prévu tout cela en dénonçant en son temps les funestes illusions [1].

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