© TF1-LCIAu 1er janvier, la prime est censée passer à 700 euros.
Le versement de la prime à la casse de 1.000 euros prévu pour les véhicules livrés en 2009 sera étendu à ceux achetés jusqu'au 31 décembre, même si la livraison aura lieu en 2010, annonce le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, dans Le Parisien de vendredi. Christian Estrosi avait indiqué à la mi-octobre que le gouvernement étudiait cette mesure en faveur du secteur automobile, très touché par la crise économique. "Les clients qui commanderont un véhicule avant le 31 décembre 2009 pourront bénéficier de la prime de 1.000 euros même si la livraison n'intervient qu'au premier trimestre 2010", a affirmé le ministre.
"Dorénavant, c'est donc la date de commande et non la date de facturation qui est valable pour bénéficier de la prime. Nous avons voulu ce changement, d'abord pour qu'il bénéficie aux consommateurs, ensuite pour amortir plus encore auprès des constructeurs la réduction du montant de la prime", a-t-il ajouté. Il a également rappelé que la prime allait passer à 700 euros au premier semestre 2010 et à 500 euros au second. A partir de 2011, "on reviendra à la situation antérieure avec une prime d'un montant de 300 euros", a-t-il ajouté. Selon lui, 400.000 véhicules ont déjà bénéficié de la prime à la casse et aujourd'hui et "on devrait atteindre les 500.000 à la fin de l'année".
Christian Estrosi estime par ailleurs que le super bonus écologique constituera également une forte incitation, "supérieure à la prime à la casse, puisque les acheteurs de véhicules propres émettant moins de 60 g de CO2 par kilomètre pourront profiter d'une prime de 5.000 euros". Estimant que cette prime avait permis de sauver les constructeurs français, il a affirmé attendre en retour "une très forte solidarité à l'égard des sous-traitants puisque ce sont eux les plus touchés par la crise". La Fédération des industries d'équipements pour véhicules (Fiev) a indiqué à la mi-octobre qu'elle tablait sur un recul d'activité de 20 à 25% en 2009, après avoir entamé l'année avec des chutes de production de près de 50%. Cette baisse devrait se traduire, selon elle, par une baisse d'effectifs cette année comprise "dans une fourchette entre 7 et 10%" des 107.000 salariés du secteur.
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