Christine Lagarde, au Forum de Davos le 1er février 2009 © TF1-LCIPour Christine Lagarde, la question du crédit revolving ne se pose pas : "Le crédit est utile et nécessaire". Même si ces réserves d'argent qui se renouvellent en permanence sans que l'intéressé sollicite à chaque fois une rallonge, mais dont les taux d'intérêt sont particulièrement élevés, sont régulièrement accusées de favoriser le surendettement. Dans un entretien que publie le Journal du Dimanche, la ministre de l'Economie donne ses arguments contre une interdiction pure et simple de cette forme de crédit à la consommation : "40% des achats par correspondance à La Redoute ou aux Trois Suisses sont réglés avec des cartes de crédit revolving. Il y a des milliers d'emplois à la clé. Je préfère rendre le crédit responsable plutôt que de le supprimer".
Des frais bancaires toujours plus chers, toujours moins clairs
Transparence, vous avez dit transparence ? Jamais les frais bancaires n'ont été aussi peu compréhensibles, accuse l'UFC ; jamais ils n'ont été aussi élevés. L'organisation de défense des consommateurs avance sept propositions pour les réduire.
Publié le 01/06/2010
Lagarde part à la chasse aux frais bancaires exorbitants
Selon les Echos, la ministre de l'Economie a demandé une "série de recommandations" à deux experts concernant tarifs des banques. Dans le collimateur de Bercy, les frais concernant les découverts bancaires et les "packages".
Publié le 17/03/2010
Le surendettement crève le plafond
Le nombre de dépôts de dossiers de surendettement sur les trois premiers trimestres de 2009 est en hausse de plus de 17% par rapport à la même période de 2008.
Publié le 18/11/2009
C'est donc là tout l'enjeu, selon elle : favoriser un crédit "responsable" sans interdire. Aussi Christine Lagarde veut-elle compléter le projet de loi contre les abus du crédit aux particuliers. La ministre souhaite que désormais, le consommateur demande expressément que sa carte de fidélité soit utilisée à crédit, une fonction qui ne sera donc plus automatique. Christine Lagarde veut par ailleurs interdire aux banques de facturer des frais à des particuliers dont le plan de désendettement est terminé : "Lorsqu'un ménage sort du long tunnel du surendettement, certaines banques facturent encore les intérêts dits intercalaires. C'est très dur".
"Les ménages sont fragilisés"
Il y a urgence à adopter de nouvelles mesures : avec la crise, le nombre de dossiers de surendettement a augmenté de 17% depuis le début de l'année. "Les ménages sont fragilisés. Et cela concerne toutes les catégories de personne, même les petits propriétaires de maisons ou d'appartements", souligne Christine Lagarde dans le JDD. Et les conditions des surendettés propriétaires de leur logement se durcissent : "Dans certaines régions, note la ministre, les Français n'ont pas accès aux commissions de surendettement et aux tribunaux sous prétexte qu'ils pourraient céder leur bien pour apurer leurs comptes. Ils n'ont aucune possibilité juridique d'obtenir un aménagement ou un effacement des dettes. Dans l'urgence, ils bradent leur logement (...) A l'avenir, leurs cas pourront être examinés au lieu d'être systématiquement rejetés".
Alors, quand le projet de loi sur le crédit à la consommation, examiné en juin par le Sénat, pourra-t-il être adopté ? La ministre de l'Economie avance l'échéance du début de l'année prochaine : "L'Assemblée nationale devrait discuter du texte fin décembre. Je souhaite qu'il soit définitivement voté début 2010".
Avec agence
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