© sxc.huScandale aux assises de la Consommation lundi. Hervé Novelli a annoncé de nouvelles règles pour les syndics et agents immobiliers, provoquant la colère de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), qui parle de "trahison". Le secrétaire d'Etat à la Consommation entend fixer ainsi par arrêté, avant la fin du premier trimestre 2010, la liste des prestations de syndicats couvertes par le forfait payé chaque année par les copropriétaires.
Un autre décret en préparation interdira toute commission entre agents immobiliers et "diagnostiqueurs" des vices cachés. Hervé Novelli entend répondre à "un vrai besoin de clarification des règles du jeu, d'information des consommateurs, dans leur relations avec les agences immobilières, les diagnostiqueurs et les gestionnaires de syndics". "Il ne s'agit pas de pénaliser les syndics qui ont fait des efforts et respectent déjà l'avis du Conseil national de la consommation, et ils sont nombreux, mais de rétablir la confiance pour chaque consommateur envers son syndic", a-t-il déclaré lors des Assises de la consommation, qui se sont tenues lundi au ministère de l'Economie.
"Aveugle stigmatisation"
Il a rappelé que le logement était le premier poste de dépenses des ménages (26% du revenu en 2008 selon l'Insee) et constituait "une préoccupation majeure pour les consommateurs". Des enquêtes, menées par la DGCCRF (répression des fraudes) en 2006 et 2008, montrent un taux d'infractions particulièrement élevé dans le secteur, a-t-il souligné.
La réponse des principaux intéressés n'a pas tardé. Les agents immobiliers "n'ont pas à rougir" de leur profession, réplique la Faim dans un communiqué. Elle voit en outre dans ces annonces "une nouvelle marque de défiance et de suspicion insupportable pour les milliers de professionnels qui pratiquent au quotidien le métier de syndic de copropriété et qui avaient démontré leur attachement à plus de transparence". A ses yeux, "ce mauvais geste va, à nouveau, accentuer l'injuste et aveugle stigmatisation de toute une profession".
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L'action de groupe, réclamée de longue date par les associations, s'est invitée lundi aux Assises de la consommation : le Medef s'y est montré farouchement opposé, alors que le gouvernement mise surtout sur la médiation pour résoudre les litiges entre consommateurs et entreprises. "La médiation n'est pas un substitut, mais un préalable à une action de groupe, car la très grande majorité des litiges doit pouvoir être résolue par la voie alternative de la médiation", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Consommation, Hervé Novelli. Novelli, qui a organisé les Assises à Bercy pour "mieux protéger" le consommateur, a souhaité une "généralisation de la médiation". Elle passera par une définition dans la loi de la notion de médiateur et par la création d'un comité de la médiation qui sera rattaché à l'Institut national de la Consommation (INC). |
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