© DRA l'heure où le gouvernement s'apprête à batailler ferme sur son projet de budget 2010, c'est un timide signe d'ouverture sur la question très controversée du bouclier fiscal. Il est venu d'Eric Woerth, interviewé dans Les Echos. "L'an dernier, nous avons, avec les parlementaires, plafonné l'avantage global à 25.000 euros par contribuable, plus 10% du revenu. Certains préconisent aujourd'hui d'abaisser ce plafond. Je suis ouvert à cette proposition", a-t-il reconnu dans les colonnes du quotidien économique. Début octobre, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant avait déjà laissé entendre que le gouvernement était "ouvert à un réexamen des niches fiscales ou sociales". Eric Woerth a ajouté toutefois que cette mesure ne doit pas avoir pour effet d'abaisser le plafond d'une niche prise isolément : "Le PS confond niche et riche, oubliant que dans les plus grandes niches, il y a par exemple la prime pour l'emploi ou les frais de garde d'enfant à domicile !"
Les "publics fragiles" seront épargnés du coup de rabot fiscal
Dans Le Figaro de lundi, le ministre du Budget précise que les décisions définitives sur le choix des niches à réduire, "exercice subtil et difficile", seront prises "à la mi-septembre".
Publié le 23/08/2010
Niches fiscales, TVA à 5,5, retraites : ce qu'en pensent les Français
Une majorité de Français est favorable à la suppression des niches fiscales, notamment la TVA à 5,5% dans la restauration, selon un sondage BVA. Parmi les 8 niches testées, une seule recueille l'approbation des sondés.
Publié le 10/06/2010
Niches fiscales, retraites, primaires... Fillon monte au front
Dans l'Est républicain, le Premier ministre annonce un "coup de rabot" de 10% sur les niches fiscales à quelques "exceptions" près et confirme que le recul de l'âge légal de la retraite sera "progressif".
Publié le 03/06/2010
En 2009, l'Etat a moins dépensé que prévu
Eric Woerth assure dimanche que l'Etat a dépensé deux milliards d'euros en moins qu'initialement prévu par rapport à la loi de finance adoptée fin 2008.
Publié le 15/11/2009
En revanche, Eric Woerth reste opposé à toute réforme du bouclier fiscal, alors que deux députés UMP et le Nouveau centre demandent de sortir la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) du calcul de l'assiette du bouclier. "Il n'y aura aucune réforme ni maintenant ni après. Nous sommes très fermes : le principe du bouclier ne doit souffrir aucune exception", a tranché le ministre du Budget. "La vérité, c'est que toucher aujourd'hui au bouclier, c'est ouvrir la porte aux hausses d'impôts pour tous", a-t-il estimé. Le bouclier fonctionne selon lui : "Il y a moins de gens qui partent pour des raisons fiscales et plus de gens qui rentrent".
Transfert de la CSG aux départements : c'est non
Le ministre du Budget se dit hostile à un transfert de la CSG aux départements, pour compenser la suppression de la taxe professionnelle, ainsi qu'à un durcissement de la taxation des stock-options et des plus-values immobilières, comme l'ont demandé certains parlementaires, selon les Echos. Eric Woerth est également opposé à la modification du régime des plus-values immobilières "en prélevant de la CSG quelle que soit la durée de détention du bien" car, selon lui, "le marché est encore trop fragile".
Par ailleurs, Eric Woerth indique que le minimum vieillesse, allocation de solidarité aux personnes âgées, augmentera de 4,7% au 1er avril. Un décret publié fin avril au Journal officiel avait déjà indiqué que le minimum vieillesse pour les personnes seules augmenterait de 677 euros à 708 euros par mois en 2010.
D'après agence
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