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Les explications de Fabrice Lanoë, auteur de cette étude
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Derrière le discours officiel, une vérité peu flatteuse pour les établissements financiers. Malgré leur engagement pris auprès du gouvernement de financer la consommation des Français et alors que le nombre de ménages surendettés continue de progresser, une étude de Human Consulting Group pour TF1 News révèle qu'ils leur refusent des prêts raisonnables. Plus grave, plusieurs établissements financiers acceptent au contraire plus facilement de leur faire des "crédits revolving" ou crédit renouvelable, une formule plus coûteuse et risquée qui a conduit de nombreux Français au surendettement.
En pleine crise, comme nous l'avons fait il y a quelques mois avec de jeunes entrepreneurs qui demandaient un crédit pour lancer leur activité (Voir notre étude), nous avons décidé de tester les établissements financiers spécialisés dans les crédits à la consommation. Cette étude a été menée de septembre à novembre. Nous avons sélectionné huit enseignes qui représentent 90% de ce marché et sont, pour la plupart, des filiales des grandes banques françaises : Cetelem, Cofidis, Cofinoga, le Crédit Municipal de Paris, Médiatis, Financo, Sofinco et, GE Money Bank. Nous les avons confrontés à deux scénarios d'emprunt raisonnables. Ils émanent de couples mariés avec un enfant qui sont dans la même banque depuis neuf ans, payent un loyer de 700 euros et n'ont aucun crédit en cours. Autrement dit, un bon profil pour séduire un banquier. Quoique...
Premier scénario : Crédit classique et réserve d'argent
Dans ce scénario, notre couple ayant un revenu mensuel de 4500 euros net par mois (la moyenne française se situant autour de 3800 euros), en CDI, souhaite, d'une part, un crédit "classique" de 6000 euros sur 60 mois pour des travaux et, d'autre part, une réserve d'argent (crédit revolving) d'un montant de 2000 euros.
Le crédit revolving, est une enveloppe de crédit qui se renouvelle au fil des remboursements dans la limite d'un plafond, sans que l'emprunteur ne soit contraint par une échéance de remboursement. Il est très couteux et est accusé de pousser au surendettement. Le taux d'intérêt qui lui est associé est souvent proche du taux d'usure, la limite fixée par la loi de 20,7%.
Voici les réponses détaillées des établissements :


Le bilan. Sur les huit compagnies contactées pour accorder un crédit "classique" de 6000 euros pour des travaux, seulement quatre accords nous sont parvenus.
Sur les huit compagnies contactées pour la réserve d'argent (crédit revolving) d'un montant de 2000 euros, nous avons obtenu cinq accords. Un sixième acteur, Médiatis, nous a accordé un montant de 1500€ seulement au lieu de 2000€.
Deuxième scenario : prêt classique de trésorerie
Dans ce scenario, notre couple, un couple ayant un revenu mensuel de 2500 euros net par mois en CDI, souhaite un prêt classique de trésorerie de 10.000 euros sur 60 mois.
Voici les réponses détaillées des établissements :

Le bilan. Sur les huit compagnies contactées, nous n'avons obtenu que deux véritables accords pour un prêt classique de trésorerie de 10.000 euros.
Les conclusions
Malgré un excellent dossier, nous constatons que les ménages français ont peu de chance d'obtenir un crédit à la consommation à des conditions acceptables. Il est plus facile d'obtenir un crédit revolving, très couteux et même dangereux selon certaines associations de consommateurs, qu'un crédit classique à un taux acceptable. Les garanties demandées pour le prêt de 6.000 euros, 10.000 euros et la réserve de 2.000 euros sont d'ailleurs sensiblement les mêmes.
"Les banquiers se plaignent de la baisse de demande de prêt en France, au profit de l'épargne mais ces mêmes banquiers refusent, comme pour les PME, d'assurer leur rôle de financement de l'économie. Plus grave, ils demandent des taux de 6 à 7% alors que l'argent ne leur coûte que 0,25%", constate Fabrice Lanoë de Human Consulting Group. Le gouvernement se félicitait du succès du médiateur du crédit, voulu par Nicolas Sarkozy, qu'il a mis en place pour les entreprises, peut-être faudrait-il lui suggérer de mettre le nez dans les pratiques des organismes de crédit. A quand un médiateur du crédit conso ?
| L'endettement continue à progresser |
L'endettement moyen par dossier de surendettement continue à augmenter et atteignait 41.685 euros fin septembre, soit une hausse de 16% par rapport à fin septembre 2008, selon des chiffres publiés par la Banque de France sur son site. Depuis juillet 2007, qui correspondait à un point bas, le montant moyen par dossier a bondi de 31%. Sur l'ensemble des dossiers déposés sur les trois derniers mois, 89% comprennent au moins un crédit renouvelable, une proportion qui progresse légèrement par rapport aux dossiers déposés sur le trimestre précédent (86%). Seuls 10% des dossiers comprennent un prêt immobilier et 51% un crédit assorti d'une échéance. Au total, le nombre de ménages "ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier d'une mesure destinée à remédier à leur état de surendettement" atteignait 744.189 fin septembre, en hausse de 5,9% par rapport à fin septembre 2008. |
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La dégringolade des crédits à la conso

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