© Médiathèque de la Commission européenneLe gouvernement va devoir revoir sa copie. Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi avoir annulé la taxe carbone qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, estimant que la loi crée trop d'exemptions, ce qui est "contraire à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique" et crée une inégalité face à l'impôt. Deux motifs lourds mis en avant par les Sages, qui ont ainsi déclaré la loi à la fois inefficace et source d'inégalités.
Taxe carbone : le patron d'Airbus craint une "guerre commerciale"
Les tensions croissantes au sein du secteur de l'aviation, au niveau mondial, à propos de la taxe carbone imposée par l'Union européenne aux compagnies aériennes, pourraient provoquer une escalade dont s'inquiète ouvertement ce lundi le patron d'Airbus, Tom Enders.
Publié le 13/02/2012
Bras de fer mondial sur la taxe carbone
La Chine et les Etats-Unis refusent que leurs compagnies aériennes paient la taxe carbone, qui impose à tout vol traversant l'espace aérien européen de payer à proportion de ses émissions polluantes. L'Europe refuse de céder sur le principe... mais se dit prête à discuter.
Publié le 07/02/2012
La nouvelle taxe carbone en vigueur le 1er juillet
La nouvelle taxe carbone, dont la première version a été censurée fin décembre par le Conseil constitutionnel, entrera en vigueur le 1er juillet 2010, selon Luc Chatel.
Publié le 05/01/2010
Taxe carbone : les entreprises font grise mine, Lagarde rassure
Après la censure de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, les entreprises qui devaient bénéficier de la mesure expriment leurs inquiétudes.
Publié le 30/12/2009
La censure de la taxe carbone, lourd revers pour Sarkozy
Les éditorialistes reviennent sur le "coup de théâtre" de la décision du Conseil constitutionnel et sur les failles de la taxe carbone voulue par Sarkozy : "elle pesait surtout sur les ménages, oubliant les industriels".
Publié le 30/12/2009
La taxe carbone entre "fiasco" et "fumisterie"
"Fiasco" pour la gauche, "fumisterie" pour les Verts, la taxe voulue par Sarkozy et censurée par le Conseil constitutionnel déchaîne à nouveau l'opposition. Un nouveau texte est annoncé courant janvier.
Publié le 30/12/2009
L'Assemblée adopte la taxe carbone
Les députés ont adopté vendredi soir l'article du projet de budget 2010 instaurant une taxe sur les consommations des produits énergétiques d'origine fossile.
Publié le 24/10/2009
La réaction de François Fillon n'a pas tardé. Il a annoncé dans la foulée du communiqué du Conseil qu'un nouveau dispositif serait présenté en conseil des ministres le 20 janvier. Il a ainsi déclaré "prendre acte de l'invalidation du mécanisme envisagé pour la contribution carbone (...)". Le Premier ministre a toutefois expliqué les raisons pour lesquelles des exemptions avaient été décidées : "Certaines de ces exemptions avaient été prévues par le gouvernement en raison de la situation particulière de certains secteurs économiques, notamment ceux les plus exposés à la concurrence internationale, déjà assujettis à un mécanisme de quotas qui les incite à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre."
"93% des émissions industrielles exonérées"
Les juges constitutionnels avaient été saisis le 22 décembre par les parlementaires socialistes sur le projet de budget pour 2010 instituant cette nouvelle taxe verte. Ils considèrent, selon un communiqué publié mardi soir, que "moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les sages du Palais Royal.
Ainsi, relèvent-ils, "étaient totalement exonérées de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l'électricité, les émissions des 1018 sites industriels les plus polluants" (raffineries, cimenteries, cokeries...), "les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs". "Ces exemptions auraient conduit à ce que 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, soient exonérées de contribution carbone", selon le texte. Toujours selon le Conseil constitutionnel, la taxe aurait donc "porté essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone". Le conseil présidé par Jean-Louis Debré a donc "censuré l'ensemble du régime relatif à cette contribution".
"Socialement injuste"
Voulue par Nicolas Sarkozy, la taxe, rebaptisée "contribution carbone" par le Sénat, était une mesure phare du projet de budget 2010. Elle visait à inciter les Français à réduire leurs émissions de CO2 en s'appliquant à la consommation d'énergie des ménages et des entreprises, avec une compensation pour les particuliers. Fixée à 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2), elle avait soulevé d'importantes contestations à gauche -en premier lieu de la part de la socialiste Ségolène Royal- qui la jugeait "écologiquement inefficace et socialement injuste", mais aussi à droite où certains dénonçaient l'instauration d'un nouvel impôt. Les Verts pour leur part en approuvaient le principe mais jugeaient son taux largement insuffisant pour inciter à des comportements vertueux.
Oui à la réforme Taxe professionnelle et à la fiscalisation des indemnités |
Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi avoir validé la réforme de la taxe professionnelle prévue dans le projet de loi de finance pour 2010 estimant notamment qu'elle "ne porte pas atteinte à l'autonomie financière des collectivités locales". |
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