
"Quand le ministre pilote la com' des restaurateurs", titre La Tribune ce mercredi. Selon le quotidien économique, une campagne de promotion a été programmée, sous la houlette de Bercy, pour communiquer positivement sur la baisse de la TVA" et redorer le blason des restaurateurs accusés de ne pas avoir suffisamment baissé leurs prix. Interrogé par l'AFP, le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a démenti avoir "validé" une telle campagne, tout en reconnaissant que "les services d'Oséo (la banque publique d'aide aux PME) ont réfléchi sur plusieurs hypothèses de travail pour la promotion du secteur".
Pour appuyer sa thèse, le quotidien publie "un document confidentiel daté du 16 novembre" et adressé par Oséo à des agences de communication. "Il s'agit de mener une campagne coup de poing sur une période resserrée (du 1er au 15 décembre) pour communiquer positivement sur la baisse de la TVA dans la restauration avant la réunion du 15 décembre à Bercy", où sera dressé un bilan de la baisse des prix promise par les restaurateurs en contrepartie d'une TVA réduite, explique ce document. "L'opinion publique, largement alimentée par les médias, constitue aujourd'hui une menace forte pour la bonne marche de la réforme", selon ce document.
Une image "épouvantable"
Le directeur de la communication d'Oséo, Vincent Dauffy, a démenti le lancement d'une campagne à court terme. Oséo a toutefois consulté des agences de communication pour savoir quel serait le moment le plus opportun pour lancer cette campagne, a-t-il ajouté. Oséo gère un fonds de modernisation, abondé par les restaurateurs et essentiellement destiné à financer des prêts pour rénover leurs établissements. 10% des 30 millions d'euros collectés chaque année doivent servir à promouvoir l'image de la restauration. "L'idée, c'est aussi d'investir dans l'image des restaurateurs, qui est épouvantable", fait valoir Vincent Dauffy.
Des syndicats de restaurateurs ont confirmé avoir participé avec Bercy et Oséo à des réunions préparatoires à une campagne programmée début décembre. L'idée, a expliqué Jean-François Girault, président de la CPIH, était de communiquer sur l'accord salarial que la profession espérait voir signé le 30 novembre. "On a une image très négative. Il était normal qu'on prévoie de communiquer s'il y avait accord", a-t-il ajouté.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





