© SXC.HULa sanction est hautement symbolique, alors que nombre d'associations de consommateurs pointent régulièrement les pièges du crédit à la consommation trop facile et la spirale du "crédit revolving" : pour avoir manqué à leur obligation de mise en garde, neuf organismes de crédit ont été condamnés par le tribunal de grande instance de Nancy à verser 35.000 euros de dommages et intérêts à l'une de leurs clientes. Parmi les organismes condamnés, on trouve des grands noms du secteur comme Cofinoga, Cetelem, Cofidis, Finaref et Sofinco.
Le surendettement crève le plafond
Le nombre de dépôts de dossiers de surendettement sur les trois premiers trimestres de 2009 est en hausse de plus de 17% par rapport à la même période de 2008.
Publié le 18/11/2009
De plus en plus de victimes du surendettement
Le nombre de dépôts de dossiers de surendettement a atteint en mars le nombre record de 21.747 - le plus élevé depuis la création des commissions de surendettement.
Publié le 04/05/2009
"Les organismes de crédit sont tenus à une obligation de conseil et à une obligation de mise en garde : c'est-à-dire qu'ils doivent alerter leurs clients de leurs situations financières et de leurs capacités de remboursement, ce qu'ils n'ont pas fait", a expliqué Me Fabrice Gossin, avocat de la plaignante, confirmant une information du quotidien L'Est Républicain. Cette dernière, aujourd'hui âgée de 75 ans et à la retraite, avait contracté 17 crédits depuis 1986 pour un montant global de 113.000 euros, alors que ses revenus mensuels n'excèdent pas 1000 euros.
"Elle continuait à recevoir des offres de crédit"
"Le juge a estimé que l'obligation de mise en garde n'avait pas été respectée et que le consentement de ma cliente n'était pas libre et éclairé : il y a donc un préjudice", a expliqué Me Gossin. Le tribunal a condamné les organismes de crédits à verser 10% à 90% des sommes restantes dues en dommages et intérêts, selon l'ancienneté des dettes, pour un montant total de 35.000 euros.
"Il ne lui reste désormais quasiment plus rien à payer", s'est félicité l'avocat, qui dénonce toutefois les méthodes des organismes. "Alors qu'elle avait cessé de les payer et que nous les avions assignés, elle continuait à recevoir des offres de crédit !", a déploré l'avocat, qui estime que la décision de justice pourrait "ouvrir une voie et créer une jurisprudence".
Retour MYTF1
Le surendettement crève le plafond
Chargement en cours...




