Image d'archives © LCILes loyers des logements du parc privé en France ont cessé d'augmenter en 2009, une première depuis que les statistiques dans ce secteur existe, selon les chiffres de l'observatoire Clameur publiés mercredi. En 2009, les loyers des nouvelles locations et des renouvellements de baux dans le parc privé ont progressé de seulement 0,1% en moyenne par rapport à 2008, sur une base d'environ 200.000 références, selon Clameur.
Les hausses de loyers plafonnées dans les HLM ?
Alors que le secrétaire d'Etat au logement souhaite plafonner l'augmentation des loyers dans les HLM, l'indice de référence des loyers publié jeudi par l'Insee est à nouveau en hausse, de 0,57% sur un an au deuxième semestre 2010.
Publié le 15/07/2010
Toutefois, cette tendance ne semble pas s'appliquer pour tous les types de logements. Ainsi, la hausse moyenne des loyers en 2010, votée par les organismes HLM, serait en moyenne de 1,97% par rapport à 2009, selon une enquête effectuée sur un peu plus de 1,3 million de logements, soit près de 30% du parc HLM, rendue publique par la Confédération Nationale du Logement (CNL), la plus importante association de locataires. Toutefois, l'Union sociale pour l'habitat (USH), organisation qui regroupe les 800 organismes HLM, a rapidement réagi en contestant le chiffre de 1,97%. "Cette évaluation, qui se fonde sur un échantillon de 136 bailleurs sociaux, soit 28% seulement du parc de logements, ne saurait être généralisée à l'ensemble des organismes", a affirmé l'USH.
Du côté du parc privé, la quasi-stagnation, inédite en France depuis la création de cet observatoire en 1998 et les études menées dans les grandes villes à partir du début des années 90, fait suite à une décrue amorcée en 2006 (+2,0% en 2007, +1,5% en 2008). Mais cette sagesse des loyers a été précédée par de fortes augmentations au début de la décennie (+4,7% en 2005, + 6,7% en 2002, sommet de l'envolée des loyers). Entre 1998 et 2010, la progression de ces loyers appelés "de marché" a été de 3,0% en moyenne par an. Pour les deux premiers mois de 2010, la progression de ces loyers est de 0,6% par rapport à la même période en 2009.
L'Ile-de-France reste la plus chère
Mais, phénomène nouveau, la majorité des grandes villes voient leurs loyers baisser tandis que celles des villes moyennes résistent ou progressent. Parmi les principales baisses, on relève Neuilly S/Seine (-6,4%), Nancy (-4,5%), Grenoble (-3,5%), Strasbourg (-3,1%), Rennes (-2,5%), Metz (-1,4%), Bordeaux (-1,2%), Lille (-1,1%), Nantes (-1,0%), Marseille et Toulouse (-0,6%) et même Paris (-0,8%). Les hausses les plus notables interviennent à Clermont-Ferrand et Versailles (+5,9%), Courbevoie (Hauts-de-Seine, +5,3%) et Draguignan (+5,2%0). L'Ile-de-France reste la région la plus chère avec une moyenne de 17 euros/m2 tandis que le Limousin demeure le moins chère à 8,1 euros/m2.
Les nouveaux baux et les renouvellements de baux concernent désormais chaque année 1,4 million de ménages sur les 5,5 millions qui vivent dans le parc locatif privé. L'indice de référence des loyers (IRL), qui sert de référence pour la révision des loyers des locataires en place, a enregistré un très léger recul au quatrième trimestre 2009 de -0,06% sur un an, avait annoncé le 14 janvier dernier l'Insee.
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