En 2009, le Vélib' s'est enrhumé

Par , le 01 avril 2010 à 16h55 , mis à jour le 01 avril 2010 à 17h28

Lancé en 2007 à Paris, le vélo en libre service avait connu un pic d'abonnés en 2008. L'hiver rigoureux et la passion du vélo ont fait retomber l'enthousiasme malgré une extension à la banlieue.

Une borne Vélib' à ParisUne borne Vélib' à Paris © TF1/LCI

Le Vélib', qui s'est exporté à Londres et au Japon, serait-il en train de passer de mode à Paris, sa ville natale? Le vélo en libre service de l'afficheur JCDecaux compte moins d'abonnés qu'il y a un an, malgré son déploiement en banlieue. Lancé en juillet 2007 à Paris, le Vélib' avait connu un pic en juillet 2008

  • Le Vélib' revoit ses tarifs

    De nouveaux abonnements pour le Vélib' à Paris seront lancés fin avril. Les jeunes boursiers ou en insertion professionnelle se verront proposer des tarifs spéciaux.

    Publié le 24/03/2011 Le Vélib' revoit ses tarifs
  • Vélib' : déjà 3 ans... et une grosse augmentation de tarif ?

    La Ville de Paris négocie actuellement avec le gestionnaire du système de vélo en libre service JCDecaux. Il serait envisagé d'augmenter l'abonnement annuel de 29 euros à 40 voire 45 euros.

    Publié le 15/07/2010 Vélib' : déjà 3 ans... et une grosse augmentation de tarif ?
Plus d'infos

avec 200.600 abonnés, avant d'être étendu à trente communes de la petite couronne en 2009. En mars 2010, ce chiffre est tombé à 160.000, un recul de 12% sur un an.
 
"Cela s'explique en partie parce que nous sommes à la sortie d'un hiver rigoureux", souligne Gildas Robert, en charge du Vélib' à la mairie de Paris. "Il est probable que les gens qui devaient se réabonner au cours de l'hiver aient préféré attendre que la chaleur revienne". L'envie des franciliens d'enfourcher ce gros vélo gris est en effet tributaire de la météo, avec 100.000 trajets par jour en moyenne en été et la moitié seulement en hiver. "Avec l'euphorie de départ, beaucoup de gens se sont abonnés, depuis c'est un peu retombé, mais le nombre d'utilisateurs est loin d'être négligeable", explique Samuel Martinez, membre du comité d'usagers mis en place par la mairie. "On ne peut pas dire que le Vélib' soit passé de mode: 71 millions de trajets effectués en deux ans et demi, le succès reste considérable", insiste Gildas Robert.
 
Trop contents ou déçus?
 
Cinq raisons sont avancées par ceux qui ne renouvellent pas leur abonnement. "Le premier motif, c'est le déménagement, car il y a beaucoup d'étudiants qui s'abonnent à Vélib' puis repartent dans leur ville ou pays d'origine", selon Albert Asséraf, directeur de la stratégie de JCDecaux. "A la différence d'une ville de province, on a quand même plus de 20% de personnes qui déménagent chaque année", renchérit Gildas Robert. Il y a aussi "ceux qui ont pris un abonnement à l'année, mais ne s'en servent pas assez pour l'amortir et reviennent au ticket quotidien", indique JCDecaux. Entre 40 et 45% des Vélib' sont loués via des tickets courte durée (un ou sept jours), soit 30.000 à 40.000 trajets quotidiens et plus de 9 millions depuis 2007.
 
Troisième motif, imparable: "ceux qui nous disent: le Vélib' c'était tellement bien que je suis repassé au vélo individuel". Les deux dernières raisons invoquées sont plus problématiques: des abonnés sont "déçus" par la qualité du service (la difficulté de trouver un vélo ou une station libre) ou découragés par la complexité de l'abonnement ou du réabonnement.
 
Le coût de la panne
 
Le Vélib' a d'ailleurs été pénalisé cet hiver par une panne du prestataire  informatique qui n'a pas effectué les relances nécessaires avant la fin du contrat: 10.000 à 12.000 abonnés se sont retrouvés, du jour au lendemain, privés de vélo, sans avoir été prévenus de l'échéance ! Quant à la qualité, "on est souvent confrontés à des vélos qui ont des problèmes de chaîne ou qui sont crevés, c'est rageant", témoigne  Samuel Martinez. "

 Deux bus de régulation viennent d'être rajoutés, transportant chacun 60 vélos pour mieux les répartir selon les zones. Les vols ont aussi diminué d'un tiers sur janvier-février 2010 par rapport à la même période de 2009. JCDecaux et la ville de Paris travaillent à un mode de réabonnement automatique, en option, et, plus généralement, vont simplifier l'abonnement et le renouvellement, tout en faisant plus de publicité sur le sujet. Les beaux jours devraient redonner le sourire à Vélib'. JCDecaux a comme "objectif raisonnable" de revenir cet été aux 200.000 abonnés.

Par Olivier Levard le 01 avril 2010 à 16:55
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

24 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • vupar1enfant, le 02/04/2010 à 12h16

    Mais c trop cher et trop fragile déja que les velib sont horriblement lourd avec une batterie electrique

  • vupar1enfant, le 02/04/2010 à 12h13

    Jaime pas les vélib parce que il sont lourd et on trouve toujours pour les prendre mais pour les rendre .....la galère!!

  • rv2005, le 02/04/2010 à 07h53

    J'ai abandonné le vélo dans Paris, non pas parce que les automobilistes rendaient la chose dangereuse (c'est surtout les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route!!), mais parce que l'organisation de Vélib est nulle. D'où je pars, il n'y a pratiquement jamais de vélos dispo et quand j'arrive à en trouver un, il n'y a jamais de places libres pour le déposer à l'arrivée, donc je tourne pendant 10mn avant de trouver une place à 10 mn à pieds de mon boulot... résultat j'arrivais en retard pratiquement tous les matins. Comme d'hab: bonne idée... mauvaise application...

  • no2r, le 02/04/2010 à 07h18

    Pas vraiment pratique ce système. En plus on aura peut-être sa batterie chargée qu'il faudra trimballer et plus de vélo de disponible.

  • chouchou1940, le 02/04/2010 à 01h08

    D'accord pour circuler en vélo en ville à condition qu'on supprime les automobilistes ! pas envie de me faire tuer

  • oll1, le 01/04/2010 à 23h54

    Je faisais du vélo à Paris. J'ai arrêté, trop dangereux : les automobilistes parisiens ne sont ni prêts ni éduqués à respecter les cyclistes. Les couloirs de vélo cotoient trop les places de parking et trop de cyclistes se font chopper par des portières qui s'ouvrent soudainement et quant au soir, quand il fait nuit : pas question, aucune sécurité. Nous ne sommes pas en Hollande où les voitures ne vont pas vite, respectent les cyclistes et où la sécurité est bien présente la nuit, où l'on peut voir beaucoup de jeunes femmes rentrer à vélo à des heures très tardives. Je n'ai plus de voiture depuis 1 an : je prends le métro, le bus, je fais de la marche à pied,, et la nuit je prends le taxi ! ... et puis les gens ne sont pas corrects,on voit des vélos trainer, cassés... non les parisiens ne sont pas mûrs.

  • moosehead25, le 01/04/2010 à 21h59

    Non, no2r, le truc moderne, c'est chacun sa batterie perso, rechargée la nuit à la maison, mais des vélos publics. Ca c'est moderne et ca aurait de la gueule ! M'en vais déposer l'idée demain tiens !

  • post20, le 01/04/2010 à 21h50

    9a va changer avec les grands travaux tout le monde va reprendre le vélo. vous verrez, la ville de Paris sera obliger d'en racheter. Un pari sans S

  • fermier_du_69, le 01/04/2010 à 21h34

    Le vélib n'est pas né à Paris: il a commencé à La Rochelle, Rennes et Lyon. Ensuite les parisiens l'ont adopté et l'ont surtout fait savoir. maintenant ils croient l'avoir inventé c'est drôle...

  • post20, le 01/04/2010 à 21h23

    Avec tous les travaux sur Paris, cette activité va et doit reprendre que de plus belle. Le Maire de Paris pourrait même investir pour en racheter. Vous verrez.

Lire tous les commentaires

      logAudience