Une borne Vélib' à Paris © TF1/LCILe Vélib', qui s'est exporté à Londres et au Japon, serait-il en train de passer de mode à Paris, sa ville natale? Le vélo en libre service de l'afficheur JCDecaux compte moins d'abonnés qu'il y a un an, malgré son déploiement en banlieue. Lancé en juillet 2007 à Paris, le Vélib' avait connu un pic en juillet 2008
Le Vélib' revoit ses tarifs
De nouveaux abonnements pour le Vélib' à Paris seront lancés fin avril. Les jeunes boursiers ou en insertion professionnelle se verront proposer des tarifs spéciaux.
Publié le 24/03/2011
Vélib' : déjà 3 ans... et une grosse augmentation de tarif ?
La Ville de Paris négocie actuellement avec le gestionnaire du système de vélo en libre service JCDecaux. Il serait envisagé d'augmenter l'abonnement annuel de 29 euros à 40 voire 45 euros.
Publié le 15/07/2010
avec 200.600 abonnés, avant d'être étendu à trente communes de la petite couronne en 2009. En mars 2010, ce chiffre est tombé à 160.000, un recul de 12% sur un an.
"Cela s'explique en partie parce que nous sommes à la sortie d'un hiver rigoureux", souligne Gildas Robert, en charge du Vélib' à la mairie de Paris. "Il est probable que les gens qui devaient se réabonner au cours de l'hiver aient préféré attendre que la chaleur revienne". L'envie des franciliens d'enfourcher ce gros vélo gris est en effet tributaire de la météo, avec 100.000 trajets par jour en moyenne en été et la moitié seulement en hiver. "Avec l'euphorie de départ, beaucoup de gens se sont abonnés, depuis c'est un peu retombé, mais le nombre d'utilisateurs est loin d'être négligeable", explique Samuel Martinez, membre du comité d'usagers mis en place par la mairie. "On ne peut pas dire que le Vélib' soit passé de mode: 71 millions de trajets effectués en deux ans et demi, le succès reste considérable", insiste Gildas Robert.
Trop contents ou déçus?
Cinq raisons sont avancées par ceux qui ne renouvellent pas leur abonnement. "Le premier motif, c'est le déménagement, car il y a beaucoup d'étudiants qui s'abonnent à Vélib' puis repartent dans leur ville ou pays d'origine", selon Albert Asséraf, directeur de la stratégie de JCDecaux. "A la différence d'une ville de province, on a quand même plus de 20% de personnes qui déménagent chaque année", renchérit Gildas Robert. Il y a aussi "ceux qui ont pris un abonnement à l'année, mais ne s'en servent pas assez pour l'amortir et reviennent au ticket quotidien", indique JCDecaux. Entre 40 et 45% des Vélib' sont loués via des tickets courte durée (un ou sept jours), soit 30.000 à 40.000 trajets quotidiens et plus de 9 millions depuis 2007.
Troisième motif, imparable: "ceux qui nous disent: le Vélib' c'était tellement bien que je suis repassé au vélo individuel". Les deux dernières raisons invoquées sont plus problématiques: des abonnés sont "déçus" par la qualité du service (la difficulté de trouver un vélo ou une station libre) ou découragés par la complexité de l'abonnement ou du réabonnement.
Le coût de la panne
Le Vélib' a d'ailleurs été pénalisé cet hiver par une panne du prestataire informatique qui n'a pas effectué les relances nécessaires avant la fin du contrat: 10.000 à 12.000 abonnés se sont retrouvés, du jour au lendemain, privés de vélo, sans avoir été prévenus de l'échéance ! Quant à la qualité, "on est souvent confrontés à des vélos qui ont des problèmes de chaîne ou qui sont crevés, c'est rageant", témoigne Samuel Martinez. "
Deux bus de régulation viennent d'être rajoutés, transportant chacun 60 vélos pour mieux les répartir selon les zones. Les vols ont aussi diminué d'un tiers sur janvier-février 2010 par rapport à la même période de 2009. JCDecaux et la ville de Paris travaillent à un mode de réabonnement automatique, en option, et, plus généralement, vont simplifier l'abonnement et le renouvellement, tout en faisant plus de publicité sur le sujet. Les beaux jours devraient redonner le sourire à Vélib'. JCDecaux a comme "objectif raisonnable" de revenir cet été aux 200.000 abonnés.
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