© Abaca"Pour 2010, nous prévoyons une stabilité par rapport à 2009" a affirmé jeudi le président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) René Pallincourt qui, en revanche, ne "s'explique pas" les hausses de prix annoncées par les autres acteurs majeurs de l'immobilier. Paris a établi en 2010 un nouveau record avec un prix de vente dans le logement ancien à 7.330 euros/m2 en moyenne (+17,5% sur un an), un niveau qui devrait encore monter en 2011 en raison d'une demande plus forte que l'offre, selon une étude. Le patrimoine des Français est estimé à 10.000 milliards d'euros, selon les résultats d'une étude publiés vendredi par le Figaro. Au deuxième trimestre 2010, la Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France a ainsi enregistré une hausse de 7,8% sur les ventes dans l'ancien, par rapport au même trimestre 2009.
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"La baisse des prix est terminée. Pour 2010, nous prévoyons une stabilité par rapport à 2009, avec une amplitude comprise entre -3% et +3%", a déclaré René Pallincourt lors d'une conférence de presse. La Fnaim, principal syndicat d'agents immobiliers, avait fait état d'une baisse de prix de 4,9% en 2009 après -3,1% en 2008. Actuellement, la hausse des prix est pour la Fnaim seulement de 0,1% au 1er semestre 2010 par rapport au 1er semestre 2009. Pour le deuxième trimestre 2010, l'augmentation des prix est de 0,6% par rapport au trimestre précédent. Pour Paris intra-muros, la demande de logements est tellement forte que les prix commencent à s'envoler à nouveau: +4,5% en moyenne annuelle et même +6,8% entre les premiers semestres 2009 et 2010.
Mais tous ces chiffres restent très éloignés des estimations nationales de Century 21 et d'Orpi, deux des principaux réseaux d'agences immobilières. Ceux-ci ont récemment fait état de hausses des prix respectives de 8,48% et 5% entre les premiers semestres 2009 et 2010; René Pallincourt a indiqué qu'il ne se "l'expliqu(ait) pas". Défendant la base de données de la Fnaim, qui s'enrichit selon lui de 5.000 références par mois, M. Pallincourt a révélé que celle-ci allait faire l'objet prochainement d'un "étalonnage" de la part du Conseil national de l'information statistique (CNIS).
Le gouvernement avait promis en mars dernier d'améliorer les statistiques sur les secteurs de l'immobilier et de la construction suite à un rapport que lui avait remis le CNIS. "Nous ne disposons pas d'outils statistiques pour connaître de façon extrêmement fiable le marché de l'immobilier", avait alors reconnu Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement. Visiblement, le problème n'est pas encore réglé...
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