Les étudiants vont-ils se ruiner pour aller à la fac cette année ?

le 23 août 2010 à 10h34 , mis à jour le 23 août 2010 à 17h14

Dossier : Dossier Education

Selon des enquêtes de deux organisations étudiantes, le coût de cette rentrée va augmenter de 2,5 à 3,3%. Principaux suspects : le logement, mais aussi les frais liés à l'inscription. Faux, répond ministère de l'Enseignement supérieur.

Dans une université française © LCI

L'étudiant sans le sou ne risque pas de faire beaucoup d'économies cette année. Selon deux enquêtes de la Fage et de l'Unef, les deux grandes organisations étudiantes, le coût de la rentrée universitaire 2010-2011 va augmenter de 2,5 à 3,3%. L'Unef note que cette hausse des dépenses (droits  d'inscription, cotisation Sécurité sociale, restaurant universitaire, logement) est deux fois supérieure à l'inflation annuelle (1,7%), selon un indicateur dont fait état Le Parisien lundi.

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Pour faire face au coût de la rentrée, un étudiant francilien devra débourser cette année 2.569,30 euros et un étudiant de province 2.171,92 euros, écrit la Fage. Ce budget représente "l'addition des frais de vie du mois de septembre aux frais d'inscription et d'installation", selon la Fage. Selon les deux organisations, le premier poste de dépenses reste le logement : il est en hausse moyenne de 8,1 % à Paris et de 5,6 % en province, selon l'Unef. La Fage estime qu'il augmente de 6 %, en partie "à cause des loyers mais également du fait des frais d'assurances, des charges et de l'électricité".
 
Les étudiants, "cible prioritaire" de la rigueur
 
Toutes deux déplorent également la hausse des frais décrétés par le gouvernement. Ils représentent "désormais 20% du budget total des étudiants pour le mois de septembre", déplore la Fage. Le ticket resto U augmente ainsi de  3,45 %, la Sécurité sociale étudiante de 1,07 %, les frais d'inscriptions en licence de 1,7 %, ceux en master et doctorat de 2,6 %. "Le coût annuel pour un étudiant non-boursier dans l'enseignement supérieur  atteint désormais 14.500 euros", selon la Fage.

Le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost estime dans Le Parisien que "les étudiants sont devenus la cible prioritaire de la politique de rigueur du gouvernement" et "le meilleur exemple est l'obligation de choisir entre aide au logement et demi-part fiscale", mesure dont l'Unef réclame "le retrait". La présidente de la Fage, Claire Guichet, demande la mise en place "d'une allocation de rentrée étudiante" de 400 euros à destination des boursiers et des  étudiants issus de la classe moyenne qui soit "à même d'assurer l'accès de tous  à la poursuite d'études". Tous deux attendent le versement d'un "dixième mois de bourse, une promesse du président de la République.

Le ministère de l'Enseignement supérieur ne donne pas les mêmes chiffres : le coût de la rentrée étudiante augmente de 1,6% en 2010 par rapport à 2009, se plaçant ainsi au "niveau de l'inflation" (1,6%, chiffre Insee), selon un indice présenté lundi pour la première fois par le ministère. Cet indice a été calculé à partir de l'évolution du coût des logements, de la papeterie, des produits alimentaires, des services de transports, des carburants, des équipements audiovisuels, de téléphonie, de télécommunications, selon un document fourni à l'AFP par le ministère. Celui-ci rappelle par ailleurs que "les frais d'inscription restent modérés et sont payables désormais en trois fois pour la première fois dans toutes les universités, et ce, pour alléger le coût de la rentrée".

le 23 août 2010 à 10:34
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14 Commentaires

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  • a.1.2.c.4, le 25/08/2010 à 09h53

    @ syberya" ... Oui, celui qui fait psycho ... la filière sans débouché ...! \ Ô /

  • pb.1953, le 24/08/2010 à 13h17

    OK, mais on ne parle plus d'égalité des chances.

  • pb.1953, le 24/08/2010 à 13h11

    Pour une famille dont le revenu est légèrement supérieur au seuil pour obtenir une bourse : Pas de vrais études possibles.

  • yannickatl, le 23/08/2010 à 18h23

    Syberya: Moi je suis parent d'un enfant...et j'ai financer mes etudes de part moi-meme au travers des pres etudiants. Quand on veut s'en sortir, on peut. Maintenant, je gagne tres bien ma vie apres avoir rembourse mes dettes.

  • syberya, le 23/08/2010 à 16h43

    On voit bien que vous n'avez pas un enfant qui fait des études supérieures, sinon, vous ne tiendriez sûrement pas ce genre de propos !!!!! Deuxième année de Fac pour mon fils, et je puis vous dire que ce n'est pas la joie, si ce n'est de le voir malgré tout persévérer et bien marcher....de fait nous relativisons.....

  • mcg35, le 23/08/2010 à 16h14

    Il faudrait comparer le prix de la scolarité en France, avec le coût d'une université anglaise ou américaine ... Edifiant!!! Si l'on veut des équipements assurant une formation de qualité, cela a un prix.

  • degnou, le 23/08/2010 à 14h05

    Je suis bien d'accord, c'est encore une fois un coup de pub. Tout le monde le sait que certains etudiants ne pourront pas se permettent ce genre d'augmentation. Du coup ils seront plus sur le marche du travaille.

  • uninternaute, le 23/08/2010 à 13h18

    Ils n'ont qu'a travailler plus pour gagner plus !

  • leyusuke, le 23/08/2010 à 13h17

    Une augmentation de 2.5% sur un an, wow c'est sur ça va les ruiner...

  • jlibert, le 23/08/2010 à 13h13

    Sauf que entre le moment où on les fait et celui où ils deviennent étudiant, il s'écoule une bonne vingtaine d'année. Il s'en passe des choses. Plus le fait que vous établissez des prévisions de budget qui sont remis en cause tous les ans par une politique à courte vue. Je pensais que le dogme était la croissance par la consommation donc par un pouvoir d'achat meilleur et là nous classe moyenne ni pauvre, ni riche qu'est ce qu'on en prend pour notre grade.

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