Une pompe à essenceDepuis quelques semaines, la hausse est continue. Et les derniers chiffres fournis par la Direction générale de l'Energie et du Climat sont éloquents : les prix à la pompe atteignent de nouveaux plus hauts depuis deux ans. Selon la DGEC, le gazole s'est vendu la semaine dernière au prix moyen de 1,2325 euro par litre toutes taxes comprises, soit son plus haut niveau depuis la semaine du 10 octobre 2008. Le super sans-plomb 95 s'est lui vendu à 1,4134 euro/litre, un sommet depuis la semaine terminée le 12 septembre 2008. Quant au super sans-plomb 98, il coûtait 1,4497 euro/litre en moyenne et n'a jamais été aussi cher depuis la semaine terminée le 12 septembre 2008. Les prix à la pompe se rapprochent ainsi peu à peu de leurs records historiques, de 1,4541 euro/litre pour le gazole (atteint en mai 2008) et de 1,4971 euro/litre (en juin 2008) pour le SP 95, et de 1,5326 pour le SP 98 (en juin 2008).
Prix de l'essence : 4 Français sur 6 prêts à bouder leur voiture
Pour Dimanche Ouest France, l'Ifop a demandé aux automobilistes quel impact allait avoir sur leur comportement la hausse du prix des carburants. Pour 39% d'entre eux, elle les conduira à laisser plus souvent leur voiture au garage.
Publié le 28/01/2012
Les prix de l'essence flambent
Faire le plein de sa voiture coûte encore plus cher. Les prix de l'essence ont atteint un nouveau sommet en France. Cette hausse s'explique notamment par la faiblesse de l'euro par rapport au dollar.
Publié le 17/01/2012
Hausse du carburant: un Français sur deux prêt à réduire sa consommation
47% des Français envisagent de réduire leur consommation si le prix du carburant continue de grimper tandis que 40% déclarent l'avoir déjà fait, selon un sondage Ifop à paraître dans Sud Ouest Dimanche.
Publié le 12/03/2011
Prix des carburants : ça chauffe encore !
Les prix à la pompe du gazole et de l'essence 95 ont à nouveau augmenté la semaine dernière, atteignant des sommets depuis plus de deux ans.
Publié le 04/01/2011
"Il y a un rebond des prix", reconnaît Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui impute ce phénomène à la remontée des cours du baril de brut, à la baisse de l'euro et à l'hiver précoce. Le pétrole brut nord-américain a touché cette semaine un plus haut de 26 mois à 91,88 dollars, sur fond de reprise progressive de la demande énergétique mondiale. Or les réunions des pays producteurs organisées ce mois-ci, dans le cadre de l'Opep à Quito et entre pays arabes au Caire, n'ont pas laissé prévoir un relèvement des objectifs de production en vigueur depuis deux ans. Un cours supérieur à 100 dollars ne serait pas négatif pour l'économie et n'entraînerait pas une hausse de la production de l'Opep s'il était dû à la spéculation et non à une offre insuffisante, estiment divers plusieurs membres du cartel. "Si le pétrole dépasse 100 dollars à cause de la spéculation, l'Opep ne fera rien", a assuré ce mois-ci le secrétaire général Abdoullah al Badri, tout en soulignant que l'organisation ne souhaitait pas un tel cours.
3,4 millions de Français en "précarité énergétique"
Quant à la monnaie européenne, elle est tombée à 1,32 dollar, contre 1,43 dollar en janvier, sur fond de crise de la dette en Europe. Le pétrole étant vendu en dollars, la baisse de l'euro renchérit automatiquement les importations d'or noir. Enfin, les prix à la pompe sont dopés par l'arrivée d'un "hiver précoce et assez rude" qui stimule la demande de fioul de chauffage, selon Jean-Louis Schilansky. "Or, quand la demande de fioul est élevée, cela entraîne une hausse des prix du gazole car ce sont des produits très voisins", explique le président de l'Ufip. Mais pour Alexandre de Benoist, délégué général de l'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP), la hausse des prix est aussi à imputer à la crise des marchés financiers. "Les spéculateurs se reportent sur les denrées rares, comme le pétrole et l'or", estime-t-il.
Cette flambée des prix inquiète l'association de consommateurs CLCV qui relève que 3,4 millions de Français sont déjà considérés en situation de "précarité énergétique". "L'essence est une dépense contrainte pour énormément de Français qui font 50 ou 60 kilomètres par jour pour aller travailler. C'est une dépense particulièrement lourde", estime Thierry Saniez, délégué général de l'association. Selon l'Insee, la facture de carburants des Français a augmenté de 11% environ entre 1985 et 2006, en raison d'un éloignement accru entre résidence et lieu de travail, suscité notamment par la flambée des prix de l'immobilier. Un ménage installé en zone périurbaine et équipé d'une voiture dépense 440 euros de plus par an en carburants qu'un ménage installé dans une ville-centre, estime l'Institut de la statistique.
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Prix de l'essence : 4 Français sur 6 prêts à bouder leur voiture
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