Pain, huile, pâtes : les prix de l'alimentaire prêts à flamber ?

Par TF1 News, le 27 janvier 2011 à 11h13 , mis à jour le 27 janvier 2011 à 21h50

Hausse des produits agricoles oblige, les prix des denrées alimentaires vont partir à la hausse. Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a jugé jeudi une telle hausse "inévitable".

C'est l'une des priorités affichées par la France pour le G20, dont elle assure pour un an la présidence : Paris compte bien combattre la flambée des prix et la spéculation sur les marchés agricoles. Les produits issus de l'agriculture connaissent actuellement une forte hausse de leurs prix qui font craindre une réédition des troubles sociaux survenus dans plusieurs pays pauvres en 2008, lorsque les prix des céréales étaient au plus haut.

Mais les conséquences de cette brutale augmentation sont mondiales et l'Europe n'y échappera pas. Aussi le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a-t-il lancé un avertissement jeudi matin sur la chaîne I-télé. Il sera impossible, selon lui, d'éviter au cours des prochains mois une répercussion de la hausse des cours des matières premières agricoles sur les prix de l'alimentation.

Les pronostics pessimistes de Bruno Le Maire

"Nous essayons de contenir cette augmentation, mais il y aura forcément une répercussion sur les prix de l'alimentation. Elle est inéluctable", a souligné le ministre. La volatilité des cours des matières premières est "un problème pour tous les paysans, mais elle est un problème pour nous consommateurs", a-t-il rappelé en pronostiquant que les Français verront "dans les prochains mois le prix de la baguette de pain, des pâtes, de la farine, de l'huile, de tous les produits de première nécessité, de la viande, bien entendu augmenter".

Bruno Le Maire a fait valoir que cette volatilité faisait peser un grand danger sur toute la planète, confrontée à "un risque considérable d'émeutes de la faim, à nouveau cette année ou l'année prochaine" sachant que "les pays en développement ne peuvent pas payer le blé au prix auquel il est parvenu". Un avertissement lancé alors que les ministres de l'agriculture du G20 se retrouvent en juin à Paris pour tenter, précisément, de trouver des solutions à la volatilité des prix des denrées alimentaires.

Différence entre offre et demande

Cette inquiétude est partagée par Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur. Pour lui, la spéculation sur les marchés de matières premières agricoles est scandaleuse et une régulation plus étroite doit être instaurée. Il s'exprimait à Bruxelles quelques minutes après que le président Nicolas Sarkozy, au forum de Davos, eut indiqué que l'explosion des prix des matières premières menaçaient la croissance mondiale. 

Il a toutefois précisé que la spéculation n'était qu'un élément parmi d'autres expliquant l'envolée des prix agricoles. "La première raison de la volatilité des prix agricoles est la différence entre une demande qui s'accroît et une offre qui ne s'accroît pas assez rapidement", a-t-il insisté. "Deuxième front : celui des fluctuations monétaires, qui accélèrent les variations des prix des matières premières. Le troisième front est celui de la spéculation", a-t-il poursuivi.

Par TF1 News le 27 janvier 2011 à 11:13
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

92 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • jeanmarie63, le 29/01/2011 à 11h02

    Lepen avait raison.....

  • syberya, le 28/01/2011 à 17h21

    @killian0611--Ah oui ??? et en quoi le F.N. avait raison ?? car franchement si c'est au sujet de l'U.E. soyons clairs ce n'est pas ça qui nous plombe!!! La Mondialisation, c'est la qu'est le problème. Tout est dans le sigle: " U.E." lequel a été vidé de son contenu, parce que les dirigeants qui composent cette grande europe ( écrit en minuscules sciemment ) n'en ont pas respecté les termes !!! Les U.S et la Chine font trembler le Monde, et cette Europe forte et prometteuse, plie comme un roseau...Rompra t-elle?

  • yvon.l, le 28/01/2011 à 13h42

    Un gouvernement ne peut rien y faire, mais le gouvernement français doit veiller absolument à ce que certains n'en profitent pas pour augmenter inconsidérément les prix (voir commentaire de nate36 sur le pain)

  • kosotto1, le 28/01/2011 à 08h06

    Pauvre milooser31, il faudrait que vous arriviez à comprendre que malgré les 70% (?) donnés à l'état, il leur reste encore ENORMEMENT d'argent pour vivre, que ceux qui payent un taux d'imposition aussi élevé sont des gens très fortunés et que leurs profits ne sont pas le fait de leur seul travail. Alors ils payent beaucoup car ils gagnent encore plus.

  • bobotte71, le 28/01/2011 à 07h48

    Marine , il faut mettre un terme à tout ça . Plus de blabla , des résultats.

  • milooser31, le 28/01/2011 à 07h21

    Les autres comptent.......les 70% qu'ils donnent au FISC, soit les 2/3 du mois ou ils bossent gratos pour nourrir ceux qui ont été fainéant dans les études et dans le travail...

  • nate36, le 28/01/2011 à 07h20

    En 2007 le blé etait vendu 270?/tonne et la baquette a augmenté de 10 cts en 2008,2009 le blé etait vendu 100? mais la baguette n'a pas diminuer il faut savoir que dans une baquette le blé represente 10% dans sa composition et que si les meuniers ne multipliaient pas le prix de la farine par 5 au boulanger on n'en serait pas là.Pour info le prix du blé de 2010 correspond au prix du blé des années 90 avant qu'ils ne chutent.

  • henri_bambelle, le 28/01/2011 à 05h04

    Les vérités qu'assène Bruno Le Maire ne sont pas agréables à entendre, certes, mais on ne tarderait pas à lui reprocher son silence s'il ne disait rien.

  • kaelea, le 28/01/2011 à 03h17

    Les grands méchants spéculateurs capitalistes ultra libéraux sont de retour. Ou alors c'est parce que certains pays (ex : Russie) ont fermé leurs exportations de matière première agricoles, et que la demande mondiale est en forte hausse vu que les asiatiques se mettent à manger à l'occidental, et que faut bien nourrir le bétail. Le spéculateur est le parfait bouc émissaire, alors qu'il profite d'une hausse, mais ne la crée pas. Si les prix montent c'est parce qu'il y a plus de demande et que l'offre ne suit pas.

  • syberya, le 28/01/2011 à 00h58

    Et ce sont toujours les mêmes, ceux qui sont en aval que l'on pousse dedans !!!! pendant que les autres comptent, euhhh comment dirais-je, ah oui les zéros sur leurs comptes en banque, enfin comme dirait un humoriste français, j'me comprends :o)

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience