- Marges : la grande distribution encore épinglée - 01 min 08 s
Bientôt, nous n'aurons plus froid en faisant les courses
D'ici à 2020, 75% des grandes surfaces françaises devront avoir équipé leurs réfrigérateurs libre-service de portes. Un moyen d'économiser de l'énergie, de garantir un meilleur respect de la chaîne du froid... et de ne plus frissonner au rayon produits laitiers.
Publié le 16/01/2012
25 millions d'euros pour aider la filière fruits et légumes
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi le montant du plan d'aide pour les producteurs de fruits et légumes, confrontés à d'importantes difficultés financières.
Publié le 07/09/2011
"Que la grande distribution nous donne les marges nettes. Elle refuse de les donner (...) et cela nous permettra de voir pourquoi il y a des marges aussi importantes sur certains produits comme le lait frais ou comme le jambon". Mardi matin, sur France Info, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a réclamé une "plus grande transparence" de la grande distribution dans la manière dont elle détermine les prix de vente des produits alimentaires.
Une demande intervenant au lendemain de la publication d'un rapport de l'Observatoire des prix et des marges, créé à l'automne dernier dans le but d'assurer un "juste équilibre" dans la répartition de la valeur ajoutée des filières concernées, au profit des producteurs. Ce rapport, tout en pointant une tendance régulière à la hausse des marges des grands industriels des produits laitiers d'une part, de celles des distributeurs d'autre part, sur les dix dernières années, n'a pu avoir accès à ces fameuses marges nettes des distributeurs, jalousement gardées par les grandes enseignes comme un secret industriel. Du coup, le rapport s'est attaché à l'évolution des marges brutes : ainsi, entre 2001 et 2011, la marge brute de la distribution en grands magasins spécialisés a augmenté de près d'un tiers pour l'emmental, d'environ 50% pour la côte de porc et de quasiment 100% pour le beurre en plaquette.
"Sortir de la culture du conflit"
Aux yeux de Bruno Le Maire, ce rapport "établit des choses très claires: il y a des marges excessives sur un certain nombre de produits dans la grande distribution". Le ministre a cité mardi matin l'exemple du jambon dont "la moitié du prix vient des marges de la grande distribution. Cela me paraît tout à fait excessif. Cela veut dire que le consommateur se retrouve lésé et l'éleveur, qui connaît actuellement des difficultés importantes, se retrouve lésé aussi". Et face à la grande distribution pointant "l'erreur" du rapport qui a fait ses calculs à partir des marges brutes (c'est-à-dire sans y intégrer les coûts de transport, de personnel, etc. auxquels doivent faire face les grandes surfaces, et qui ont aussi, assurent-elles, fortement augmenté), le ministre a brandi mardi son exigence de transparence : plus question de garder secrètes les marges nettes...
Le ministre a souhaité en outre qu'agriculteurs, industriels de l'agroalimentaire et distributeurs sortent "de la culture du conflit permanent". "Ce n'est pas normal qu'à chaque fois le ministre soit obligé de faire un rappel à l'ordre pour que tout le monde se mette autour de la table", a-t-il relevé. Les agriculteurs reprochent de façon récurrente aux distributeurs de s'accaparer l'essentiel de la valeur ajoutée alors qu'eux-mêmes peinent à vendre leurs produits en faisant un profit.
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