Ça y est, les prix à la pompe retombent tous
Pour la première fois depuis janvier, les prix des trois types de carburants ont reculé la semaine dernière. Le litre de gazole est ainsi descendu à 1,4295 euro contre 1,4362 la semaine précédente.
Publié le 23/04/2012
Présidentielle : l'idée de bloquer les prix de l'essence fait son retour
François Hollande s'est déclaré jeudi en faveur d'un "blocage temporaire du prix de l'essence" s'il était élu, ainsi que pour "un rétablissement de la TIPP flottante", instaurée par Lionel Jospin et proposée en son temps par Ségolène Royal. Une "solution du passé" selon Frédéric Lefebvre.
Publié le 19/01/2012
Quels produits ont vu leurs prix augmenter le plus en 2011 ?
Les prix à la consommation en France ont progressé en moyenne de 2,1% sur l'ensemble de l'année 2011 par rapport à l'année précédente, a indiqué l'Insee jeudi.
Publié le 19/01/2012
Faut-il interdire diesels et 4x4 à Paris ?
La question est posée avec le projet de Zone d'actions prioritaires pour l'air qui pourrait être instaurée dans la capitale dans le cadre du Grenelle 2. L'idée étant d'interdire les véhicules les plus polluants dans certaines zones. En Ile-de-France, trois véhicules sur quatre sont des diesels.
Publié le 22/12/2010
L'essence va baisser, mais pas avant mardi
Le baril a perdu une dizaine de dollars depuis le début du mois. Eric Besson avait demandé aux distributeurs de carburant de répercuter cette baisse avant le week-end.
Publié le 11/08/2011
Prix de l'essence : faites jouer la concurrence
C'est le conseil donné par Frédéric Lefebvre aux automobilistes partant en vacances : il les incite à choisir les stations-services les moins chères en s'informant sur le site du gouvernement. A la clé : des différences de prix allant jusqu'à 15 centimes à quelques kilomètres de distance.
Publié le 29/07/2011
Et si Total vous vendait de l'essence à prix cassé?
En pleine polémique sur les marges, le géant français du pétrole étudie une transformation partielle de son réseau en stations à bas prix. "Rien, n'est décidé", tempère l'entreprise auprès de TF1 news.
Publié le 31/05/2011
Essence à 2 euros, prime de 1000 euros : Parisot s'en mêle
Le projet visant à imposer aux entreprises qui versent des dividendes à payer une prime de 1000 euros à leurs salariés est une proposition "incompréhensible" pour Laurence Parisot. Elle vole en revanche au secours du PDG de Total après ses propos sur le prix de l'essence.
Publié le 14/04/2011
A peine s'étaient-ils timidement assagis, fin 2011, que les prix des carburants sont repartis à la hausse en ce début 2012, comme dopés par le passage du Nouvel An. Les données hebdomadaires de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) permettent de chiffrer cette nouvelle envolée : l'essence SP95 atteint aujourd'hui une moyenne de 1,536 euros le litre, contre 1,513 en décembre. Le gazole est passé de 1,371 euros le litre à 1,398. Cette valse des étiquettes dans les stations-services, qui rappelle les records de 2008, ne s'explique pas par une seule raison, mais par une combinaison de facteurs qui se renforcent. Une certitude en tout cas : la hausse n'est pas près de s'enrayer.
Premier élément d'explication : les cours internationaux du brut, sans atteindre des records historiques, restent à des niveaux très élevés. A New York, ils flirtent avec la barre des cent dollars le baril. A Londres, sur l'Intercontinental Exchange, le baril de Brent reste au-dessus des 110 dollars, après s'être hissé jusqu'à plus de 115 dollars. La demande mondiale est importante, dopée par la consommation asiatique : la Chine a augmenté ses importations de pétrole saoudien de plus de 32% en novembre dernier par rapport au même mois de 2010, et de 76% ses importations de pétrole russe. Et deux grands motifs d'inquiétude sur l'approvisionnement de brut maintiennent les cours à des niveaux élevés : les tensions entre les Occidentaux et l'Iran et la crise au Nigeria.
Iran, Nigeria, et faiblesse de l'euro
Cette semaine, l'Iran a annoncé le démarrage de son second site d'enrichissement d'uranium à Fordo. Une annonce condamnée par les Occidentaux qui craignent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire, malgré les dénégations iraniennes, et veulent renforcer les sanctions contre Téhéran... notamment en visant ses exportations pétrolières. En réponse, l'Iran a menacé de fermer le détroit d'Ormuz par lequel transitent 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.
Depuis, l'Iran s'est déclaré prêt à reprendre les négociations nucléaires avec les 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) après un an d'interruption. Mais les investisseurs restent par ailleurs préoccupés par les développements au Nigeria, confronté à des violences religieuses et à des manifestations contre la hausse des carburants. Le Nigeria est le plus gros producteur de brut d'Afrique devant l'Angola avec près de 2,4 millions de barils par jour. Les syndicats du pétrole y ont menacé jeudi d'arrêter la production à partir de dimanche, en soutien à la grève générale contre la hausse des prix des carburants qui paralyse le pays depuis le début de la semaine. Les représentants des syndicats ont rencontré le président Goodluck Jonathan et plusieurs responsables gouvernementaux, mais les négociations ont été suspendues et reprendront samedi.
Demande soutenue, tensions internationales : voilà un cocktail qui affole facilement les marchés. Pourtant, on est encore loin des records de 2008 ou 2011, avec un baril de brut se négociant à plus de 120 dollars le baril. Mais en ce qui concerne la zone européenne, cette hausse est aggravée par la faiblesse du cours de l'euro. Ainsi, en avril 2011, quand le cours du brut était à 123 dollars le baril, il revenait à 85 euros. Aujourd'hui, avec un euro à 1,27 dollars, le baril de pétrole brut coûte plus de 80 euros, et celui du Brent de la mer du Nord plus de 88 euros. Autant dire que la flambée des prix à la pompe ne va pas s'enrayer.
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