"Je le dis ici, les prix des carburants baisseront par un effort partagé. Je m'y engage maintenant, ce sera chose faite la semaine prochaine", a lancé M. Moscovici à l'Université d'été du Parti socialiste. Interrogé ensuite par l'AFP, le ministre n'a pas souhaité confirmer la teneur de cette déclaration, alors que des annonces étaient jusqu'alors attendues pour mardi soir. "Il y aura des décisions qui seront prises, qui marqueront la volonté du gouvernement que le prix du carburant soit plus faible qu'il n'est aujourd'hui, soit inférieur. Il y aura, j'espère, un effort partagé. Nous voulons convaincre. Et je souhaite que cette décision soit applicable, très vite, immédiatement", a-t-il alors déclaré.
En dévoilant les grandes lignes de son plan contre la flambée des prix à la pompe, Jean-Marc Ayrault avait évoqué mercredi une diminution "modeste" et "provisoire" de taxe et appelé les autres parties prenantes, les pétroliers et les distributeurs, à fournir "leur propre part d'effort". Le gouvernement est sous pression sur ce sujet, après avoir renoncé à la promesse d'un gel temporaire des prix prise par François Hollande avant son élection, trop coûteux pour les caisses de l'Etat. Un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche indique aussi qu'une majorité de Français (55%) se disent "plutôt mécontents" sur ce dossier et jugent que "l'effort financier de l'Etat (n'est) pas suffisant" (lire notre article : Prix de l'essence : Ayrault peine à convaincre). De surcroît, cette baisse de taxe ne peut pas entrer en vigueur avant fin
septembre, au plus tôt, car elle devra être au préalable incluse dans le projet de loi de finances pour 2013, attendu dans un mois, alors que le gouvernement
avait promis d'agir avant la rentrée.








