Cette décision n'est pas une surprise... La hausse des tarifs réglementés du gaz en France sera limitée à 2% au 1er octobre, a annoncé lundi le ministère de l'Energie. "2%, c'est la demande qui est adressées par le gouvernement", a indiqué le ministère. GDF-Suez avait transmis à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une demande de hausse de 0,9% pour couvrir ses coûts d'approvisionnement et réclamait une revalorisation de 6% pour compenser le plafonnement à 2% de la hausse survenue en juillet, des demandes déjà rejetées mercredi par le gouvernement.
"Cette décision vise à protéger le pouvoir d'achat des Français", ont indiqué dans un communiqué commun le ministre de l'Economie Pierre Moscovici et sa collègue Delphine Batho (Ecologie et Energie).
Au-delà de la règle fixée par Ayrault
Les prix du gaz vont ainsi augmenter de 2% pour la deuxième fois en trois mois, après une hausse de même ampleur entrée en vigueur le 20 juillet. Même si cette hausse est inférieure au montant exigé par GDF Suez, elle dépasse nettement la règle qu'avait fixée le Premier ministre Jean-Marc Ayrault début juillet, lorsqu'il avait dit vouloir limiter la hausse du gaz et de l'électricité au niveau de l'inflation, laquelle tourne autour de 2% sur un an. "Il n'est pas question d'augmenter le prix du gaz plus que de l'inflation", avait dit le chef du gouvernement au journal télévisé de TF1 le 4 juillet.
La Commission de régulation de l'énergie avait estimé cet été que la hausse de 2% intervenue en juillet ne permettait pas de couvrir intégralement les coûts de GDF Suez. La formule censée s'appliquer lors des révisions des tarifs du gaz aurait du conduire à une hausse de 7,3%, d'après les calculs du régulateur, qui risque d'aboutir aux mêmes conclusions pour la hausse d'octobre.








