Hausse du prix du gaz : comment limiter la casse ?

le 11 décembre 2011 à 15h21 , mis à jour le 11 décembre 2011 à 15h24

L'augmentation au 1er janvier sera-t-elle de 4%, 5%, entre les deux ? Tout en restant flous, les membres du gouvernement s'accordent sur cette fourchette. La question qui se pose, maintenant, c'est : comment limiter de futures hausses, le gel du prix du gaz n'étant plus envisageable ?

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  • Vers une hausse du prix du gaz "à peine supérieure à 4%"

    Les services du Premier ministre français, François Fillon, devraient annoncer vendredi une hausse du prix du gaz "à peine supérieure à 4%" pour le 1er janvier 2012, selon une information du Figaro. Valérie Pécresse assure que rien n'est "arrêté".

    Publié le 08/12/2011 Vers une hausse du prix du gaz "à peine supérieure à 4%"
  • Rigueur : Fillon évoque de possibles "ajustements" budgétaires en 2012

    François Fillon a écarté mardi un troisième plan de rigueur tout en n'excluant de possibles ajustements en fonction de la croissance de 2012. Le Premier ministre a par ailleurs déclaré qu'il souhaitait que la hausse du prix du gaz, qui doit intervenir en janvier, soit inférieure à 5%.

    Publié le 06/12/2011 Rigueur : Fillon évoque de possibles "ajustements" budgétaires en 2012
  • Prix du gaz: Fillon souhaite une hausse inférieure à 5%

    Alors que la hausse du prix du gaz doit intervenir en janvier, le Premier ministre a assuré mardi soir qu'il "n'accepterait pas" une augmentation de 10% car elle ne serait "pas supportable" pour les ménages français.

    Publié le 07/12/2011 Prix du gaz: Fillon souhaite une hausse inférieure à 5%
  • Les prix du gaz : en augmentation depuis 2000

    Le Conseil d'Etat a invalidé lundi 28 novembre le gel des tarifs de GDF-SUEZ imposé par le gouvernement il y a deux mois. Le gouvernement s'oppose cependant à une hausse de plus de 10% cet hiver.

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  • Prix du gaz : Fillon souhaite que la hausse soit inférieure à 5%

    François Fillon a déclaré mardi soir qu'il souhaitait que la hausse du prix du gaz, qui doit intervenir en janvier, soit inférieure à 5%, assurant qu'il "n'accepterait pas" une augmentation de 10% car elle ne serait "pas supportable" pour les ménages français.

    Publié le 07/12/2011 Prix du gaz : Fillon souhaite que la hausse soit inférieure à 5%
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Le 1er avril dernier, déjà, le prix du gaz avait augmenté de 5%. De combien sera la hausse au 1er janvier prochain, la deuxième en moins d'un an ? Mardi, François Fillon avait parlé sur France 2 d'une hausse inférieure à 5%. Samedi, le ministre de l'Economie, François Baroin, a évoqué sur la même chaîne une augmentation comprise "entre 4 et 5%". Une hausse pas "trop importante même si elle est inéluctable", selon lui, compte tenu du renchérissement des matières premières. Mais le gouvernement, a-t-il poursuivi, entend "protéger le pouvoir d'achat" des Français. Dimanche sur Radio J, interrogé sur le chiffre avancé en fin de semaine par Le Figaro (à savoir 4,3% de hausse), le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson, l'a jugé "plausible". Tout en ajoutant : "C'est soumis à l'arbitrage du Premier ministre et il doit arbitrer d'une façon imminente".

En fait, si le gouvernement avait appliqué la règle de calcul officielle, c'est non pas une hausse tournant autour des 4,5%, mais une augmentation de 8,8% à 10% des tarifs du gaz à laquelle auraient été soumis les particuliers, afin de refléter l'évolution des coûts d'approvisionnement de GDF Suez. Et c'est précisément pour ne pas avoir tenu compte de cette formule que le gouvernement s'est fait recaler par le Conseil d'Etat, qui a suspendu en novembre l'application du gel des tarifs du gaz de GDF Suez pour les particuliers. 

Une règle de calcul changée "pour l'avenir"

Le gouvernement avait pourtant confirmé en septembre le gel des tarifs du gaz pour les particuliers, face au mécontentement provoqué par l'augmentation des prix du mois d'avril. Mais des concurrents de GDF Suez, comme Poweo, Direct Energie ou Altergaz , qui contestaient cette mesure, avaient saisi le Conseil d'Etat. Ainsi que GDF Suez, également à l'origine d'un recours contre ce gel des tarifs, jugé non conforme aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

Pour éviter un bond des tarifs qui pourrait aller jusqu'à 10%, il faudra donc une nouvelle formule de calcul pour amortir le choc. D'où l'imprécision actuelle sur la hausse qui se profile début janvier. "Nous avons une règle juridique qui aurait conduit à augmenter les prix du gaz entre 8 et 10%", a d'ailleurs rappelé dimanche la ministre du Budget, Valérie Pécresse, au "Grand Rendez-vous" Europe 1-Le Parisien-i-télé. "Le gouvernement ne veut pas de cette hausse, il veut modérer la facture énergétique des Français. Il va trouver les moyens juridiques de faire une augmentation au moins moitié moindre". Et "pour l'avenir", la règle de calcul sera changée, a assuré la ministre du Budget. Mais pour l'heure, la formule magique reste encore à trouver : priée d'en dire plus, la ministre s'est contentée d'ajouter : "Nous sommes en train de mener une concertation large et approfondie".

le 11 décembre 2011 à 15:21
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3 Commentaires

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  • 732..poitier, le 12/12/2011 à 10h37

    Duflot et joli vont trouver une solution...

  • jghttc1, le 12/12/2011 à 10h22

    Dans cette histoire, il n'est absolument pas possible de" mégotter" sur la hausse des prix: Il existe une formule de révision de prix contractuelle, indexée sur la variation du coût du pétrole, formule négocié, en plus, par le gouvernement avec les producteurs/ distributeurs de gaz, qui prévoit, actuellement, une hausse de l'ordre de 10 %. Le gouvernement, sous peine de se mettre dans l'illégalité la plus totale, ne peut se permettre, ni de passer outre cette révision de prix, ni d'appliquer un taux différent... C'est ce qu'à tenu à rappeler le conseil d'état, avec justesse, De fait, tout augmentation inférieure à ces 10 % pourra, à nouveau, être retoquée par le conseil d'état, et au final le consommateur n'aura d'autre choix que d'encaisser cette hausse !

  • depondy, le 11/12/2011 à 18h39

    Pour la limiter, il nous faudra aller vivre dans les pays producteurs !...(mdr)

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