Terrasse du Meurice © DR
- Visite du Bristol, l'un des huit palaces français - 01 min 12 s
Le Ritz ferme 2 ans pour travaux... et licencie 450 salariés
L'hôtel 5 étoiles de la place Vendôme, le restaurant L'Espadon et l'école de cuisine Ritz escoffier vont fermer en 2012 pour 27 mois de travaux. Conséquence : l'établissement de luxe du milliardaire égyptien Mohammed Al Fayed va se séparer de l'essentiel de ses 500 salariés.
Publié le 18/10/2011
Visite du Bristol, l'un des huit palaces français
Huit hôtels en France font officiellement partie jeudi du nouveau club très fermé des palaces, une distinction créée pour mettre en avant "l'excellence à la française" dans une concurrence internationale rude. Didier Le Calvez, directeur du Bristol, présente son palace.
Publié le 05/05/2011
Hôtellerie : fini l'appellation "Palace" pour n'importe qui
L'appellation "palace" sera désormais réservée aux meilleurs des hôtels 5 étoiles. Cette distinction, valable cinq ans, reposera sur des critères techniques et subjectifs laissés à l'appréciation du jury.
Publié le 20/04/2011
Vous trouverez donc cette "excellence à la française" à Paris, avec 4 des 8 hôtels : au Bristol, au Meurice, au Parc Hyatt Vendôme et au Plaza-Athénée. Et en province, ce sera à l'hôtel du Palais à Biarritz, aux Airelles et au Cheval Blanc à Courchevel, et au Grand Hôtel Cap Ferrat à Saint-Jean-Cap-Ferrat. La première plaque "palace" a été apposée dès jeudi en début d'après-midi sur la façade de l'hôtel Bristol à Paris, en présence du secrétaire d'Etat au Tourisme Frédéric Lefebvre.
Celui-ci a annoncé que la date limite du prochain dépôt des candidatures pour la distinction "palace" était fixée au 30 juin. Le George V retentera-t-il sa chance ? Furieux que cet hôtel parisien près des Champs-Elysée n'ait pas été retenu parmi les 'happy few', François Delahaye, patron du groupe Dorchester (pourtant également propriétaire du Meurice et du Plaza-Athéné), qui avait co-rédigé un rapport sur la distinction "palace" dont s'est inspiré le secrétariat d'Etat au Tourisme pour l'établissement de critères, a parlé jeudi d'une "victoire amère". Il a estimé que le jury s'était décrédibilisé en ne sélectionnant pas le George V, citant également l'absence dans la liste du Ritz. Autre mécontent, Gabriel Matar, directeur France du cabinet spécialisé Jones Lang LaSalle, a jugé auprès de l'AFP que "les jurés ont sonné le deuil du titre". "Trouvez quelqu'un qui dise que le George V n'est pas bon ! On peut ne pas aimer son style mais en ce qui concerne la qualité du service, c'est la référence", a-t-il dit. Mais "si cela avait été comme à l'Ecole des Fans, avec 10 à tout le monde, cela aurait encore plus décrédibilisé" la distinction, estime au contraire Laurent Duc, président des hôteliers au sein de l'Umih, le principal syndicat du secteur.
Shangri-La et Royal Monceau dans la prochaine course ?
Le jury, créé début novembre et présidé par l'académicien Dominique Fernandez, compte dix membres parmi lesquels l'écrivain Gonzague Saint-Bris, la productrice de télévision Carole Rousseau, l'architecte Jean-Michel Wilmotte ou encore le patron du groupe hôtelier Carlson Hubert Joly. Le jury a annoncé son verdict après avoir instruit les dossiers des candidats concernant des critères "subjectifs" comme la permanence et la rapidité du service, l'excellence de la restauration, l'histoire ou l'architecture exceptionnelle du lieu. Auparavant, c'est l'organisme de promotion touristique Atout France, en charge notamment du suivi classement hôtelier, qui avait mené l'instruction sur des critères "objectifs" comme la taille de la chambre, une activité menée depuis 24 mois minimum en cas de réfection totale de l'établissement, 30 en cas d'ouverture, une équipe polyglotte, un spa etc.
L'enjeu de la refonte du classement hôtelier français qui est notamment de valoriser ces établissements sur la scène internationale où la concurrence est de plus en plus forte à l'étranger et en France. Notamment à Paris avec les ouvertures récentes et annoncées d'hôtels de grand luxe gérés par des opérateurs asiatiques comme le Shangri-La et le Royal Monceau.
Or les prochains postulants (du 30 juin) bénéficieront de délais d'ancienneté réduits. Ainsi pour la première promotion, il fallait avoir ouvert depuis au moins 24 mois en cas de réfection totale de l'établissement existant ayant entraîné une interruption d'activité d'un an ou plus. Ce délai est dorénavant ramené à six mois. De même, le délai d'ancienneté est ramené de 30 mois à 12 mois en cas d'ouverture. Les premiers délais pénalisaient les nouveaux entrants notamment sur Paris avec les ouvertures récentes du Shangri-La et du Royal Monceau l'an dernier qui ont tous fait l'objet d'investissements massifs. Le Mandarin Oriental cette année et le Peninsula en 2012 sont les prochaines ouvertures annoncées.
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