La France a beau rester la première destination touristique au monde avec 80 millions de visiteurs par an, elle a toujours de gros efforts à faire en matière d'accueil des touristes. C'est le constat dressé mardi par le secrétaire d'Etat au Tourisme, Frédéric Lefebvre, qui dévoilait mardi les résultats d'une étude comparative commandée par ses services et réalisée entre mai et fin août en France, en Espagne, en Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni, par l'institut TCI Research basé à Bruxelles.
Tourisme : les gagnants et les perdants d'un juillet automnal
Près de 3 millions de nuitées ont été perdues pour les professionnels du tourisme en juillet en raison de la météo, avance une étude du cabinet Protourisme. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne.
Publié le 29/07/2011
Printemps arabe : le tourisme français en profite
Malgré les prix cassés pratiqués en Afrique du Nord, les révolutions arabes rendent les plages du Maghreb et les rives du Nil moins tentantes pour les Français, qui devraient se ruer cet été sur leur littoral.
Publié le 31/05/2011
Tourisme: retour en force des étrangers, les Français se serrent la ceinture
L'hôtellerie a retrouvé des couleurs en juillet, notamment dans le haut de gamme, grâce au retour en force des touristes étrangers après un été 2009 affecté par la crise. Les Français, eux, se serrent la ceinture pour leur budget hébergement.
Publié le 07/08/2010
Le tourisme à Paris a résisté à la crise
Paris n'a connu en 2009 qu'une baisse de 4% de la fréquentation hôtelière, selon des chiffres communiqués mardi par l'Office du tourisme et des congrès de Paris.
Publié le 09/02/2010
Le ciel fait grise mine, le tourisme aussi
C'est la destination montagne qui a le plus fait les frais du mauvais temps, avec une baisse de 6% de fréquentation en juillet août.
Publié le 19/08/2007
"Les touristes saluent globalement la richesse de notre offre et la diversité de notre patrimoine, là-dessus il y a unanimité", a d'abord noté le ministre. L'étude relève la force du patrimoine historique, les beaux paysages et parcs de loisirs, l'offre de shopping fournie..."Mais d'une manière générale, la qualité de l'accueil est l'un des principaux soucis", a ajouté le secrétaire d'Etat. L'une des pires appréciations revient au service des taxis. Le bât blesse également concernant la vie nocturne ou les temps d'attente lors des visites et loisirs. La qualité du "premier contact" lors de l'accueil des touristes est jugée insuffisante.
"L'accueil dans les magasins pose aussi problème", tout comme le manque d'ouvertures de commerces le dimanche dont se plaignent les tours-opérateurs, a dit Frédéric Lefebvre. Il a plaidé pour "une utilisation de la marge de manoeuvre donnée aux élus" sur les ouvertures dominicales : "Ce seraient des centaines de milliers de visiteurs qui visiteraient plus longtemps notre pays" et dépenseraient donc davantage, "un enjeu capital pour la compétitivité du tourisme en France" et pour "regagner notre place par rapport à l'Espagne".
Une meilleure lisibilité de la "marque France"
La France n'occupe plus que la troisième place derrière les Etats-Unis et l'Espagne en termes de recettes touristiques, malgré son attractivité. "L'un des principaux motifs de critiques" des touristes est le prix élevé des activités, a noté Frédéric Lefebvre, mais on pourra selon lui "difficilement" agir sur ce levier. C'est pourquoi il prône d'"améliorer la qualité, comme ça le rapport qualité/prix augmentera". Il a invité à poursuivre les pistes lancées ces derniers mois avec des acteurs comme les aéroports, les agences de voyage, Air France, ou encore la SNCF : accueil renforcé dans les sites clés, meilleure lisibilité de la "marque France" avec notamment un logo commun appelé "Rendez-vous en France", promotion du patrimoine vivant avec des événements comme "la Fête de la gastronomie", inaugurée en septembre...
Frédéric Lefebvre a appelé à "faire de l'accueil des touristes une priorité". "Car l'étude conduit à un constat frappant : les Français ne sont pas les meilleurs défenseurs de leurs atouts", dit-il. Or "nous n'avons pas le droit de ne pas réussir ce défi que nous nous sommes fixé: faire de notre pays un pays au-dessus de la moyenne (...) On ne regagnera pas la première place qu'on avait en Europe si on ne fait pas tous ces efforts", a ajouté M. Lefebvre. Et de rappeler la taille de l'enjeu : "Le tourisme français représente 7,1% du PIB "et même 9,1% en incluant l'impact indirect, c'est un secteur qui avec 41 milliards d'euros pèse plus que l'énergie ou l'automobile".
"Les conclusions de l'étude ne sont pas étonnantes", commente Laurent Chiron, directeur commercial de VIParis, qui gère une dizaine de sites de congrès et salons, dont le Palais des Congrès à Paris. "Le vrai problème, c'est qu'il faut absolument fédérer les acteurs", dans un contexte de concurrence "évidente", dit-il à l'AFP : "pour un congrès, on peut choisir Paris mais aussi Copenhague, Stockholm..."
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