Mauvaise nouvelle en cette période de vacances : les prix des carburants à la pompe, qui s'étaient assagis récemment après les records de mars-avril, ont poursuivi leur remontée la semaine dernière dans les stations-service, selon des données publiées lundi par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie.
Le litre de gazole s'est renchéri de trois centimes à 1,40 euro, tandis que le prix de l'essence s'est alourdi d'un centime et demi, atteignant 1,5672 euro pour le litre de sans plomb 95 et 1,6234 euro pour le SP 98. Cette hausse, qui prolonge une tendance entamée au début du mois, reflète une remontée des cours internationaux du pétrole brut, elle-même entretenue par le regain de tensions au Moyen-Orient (attisé par la situation en Syrie). Ce mouvement est par ailleurs amplifié par la dégringolade de la monnaie unique, qui renchérit le prix de l'or noir une fois converti en euro.
Blocage des prix ?
Cette hausse est particulièrement malvenue pour les automobilistes puisqu'elle intervient en pleines vacances d'été, période phare pour les longs déplacements en voiture. Les prix des carburants restent toutefois encore inférieurs à leurs records historiques de mars-avril. Durant cette période, le gazole, le sans plomb 95 et le sans plomb 98 s'étaient hissés jusqu'à respectivement 1,46 euro, 1,67 euro et 1,71 euro le litre.
Le gouvernement Ayrault a renoncé à son arrivée au pouvoir à mettre en place le blocage des prix à la pompe qui avait été promis par François Hollande durant la campagne présidentielle, pour ne pas priver les consommateurs du reflux des cours pétroliers alors en cours. Mais il n'a pas exclu de recourir à une telle mesure si la situation le justifiait.






