La faute aux navettes ? Oui, mais pas seulement : "Crise, climat - la météo a été exécrable en juillet -, mise en place des navettes, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte", estime Emmanuel Villain, le directeur de l'office de tourisme du mont qui attire 3,5 millions de personnes chaque année, selon l'Unesco.
A titre de comparaison, selon le comité départemental de tourisme, les sites touristiques manchois affichent en moyenne pour juillet une baisse de 7% de leur fréquentation.
Pour l'administateur de l'abbaye Jean-Marc Bouré, c'est "surtout la communication négative qui a été faite au sujet des navettes", qui explique le recul car "le mont a toujours été à l'abri des aléas de la conjoncture économique".
Les touristes doivent marcher plus
Les navettes lancées le 28 avril n'effectuent qu'une partie du parcours entre le nouveau parking construit sur la côte à plus de 2 km du mont et le rocher, obligeant les touristes à marcher plus qu'auparavant. Le prix du parking est en outre passé de 6 à 8,5 euros.
Résultat : l'abbaye reçoit environ 7.000 à 7.500 visiteurs par jour quand les années précédentes le pic d'août pouvait monter à 9.000/9.500. Le soir en particulier, la fréquentation de l'abbaye a chuté de 17% en juillet, par rapport à l'an passé. La courbe est toutefois repartie à la hausse avec l'introduction au 1er août d'un tarif du soir pour le parking (2,50 euros).
L'abbaye est le deuxième monument géré par l'Etat le plus visité derrière l'Arc de triomphe. Le château de Versailles ou la tour Eiffel, qui ne font pas partie des sites gérés par le Centre des Monuments nationaux, sont loin devant.










