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Les syndicats de Spanghero reçus lundi par le gouvernement


le 17 février 2013 à 16h39 , mis à jour le 17 février 2013 à 16h45.
Temps de lecture
5min
Image d'illustration.
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ConsommationLes représentants des salariés de l'entreprise Spanghero, au coeur du scandale de la viande de cheval et à l'arrêt depuis vendredi, seront reçus lundi par trois ministres, a annoncé dimanche le gouvernement.

Pour Claude Hill, délégué CFDT de Spanghero, l'annonce faite dimanche par le gouvernement "prouve que notre mobilisation pour les 300 emplois de Spanghero a payé". Le ministère de l'Agriculture a précisé que les responsables des syndicats concernés par le cas Spanghero (CFDT, FO et CFE-CGC) seraient reçus lundi à 18h30 par les ministres Stéphane Le Foll (Agriculture), Benoît Hamon (Consommation) et Guillaume Garot (Agroalimentaire) "pour faire le point sur la situation et préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise". Alors même que Spanghero, qui fait figure de coupable désigné dans l'affaire de la viande de cheval vendue sous la fausse appellation de boeuf à travers des plats préparés, s'est vu retirer son agrément sanitaire, menaçant directement les emplois de 300 salariés. Désormais, élus locaux et syndicats redoutent que cette mesure ne "condamne à mort l'entreprise".

   > Lire : Viande de cheval : un tiers des Britanniques renonce aux plats préparés 
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Or, comme le souligne Claude Hill, "il ne faut pas rajouter la crise à la crise dans une zone comme le Lauragais qui a déjà des gros problèmes d'emploi. Nous dirons aux ministres qu'il faut rétablir sans attendre l'agrément sanitaire pour nos plats cuisinés et la saucisserie, qui ne contiennent pas du tout de boeuf, quitte à ce qu'il y ait des contrôles quotidiens des fraudes et des services vétérinaires, car nous n'avons rien à cacher".

"Restaurer la confiance dans la filière alimentaire"

Justifiant néanmoins la décision de retirer l'agrément de Spanghero, le ministère de l'Agriculture a souligné dimanche dans un communiqué que le gouvernement est intervenu pour restaurer "la confiance dans la filière alimentaire" en raison d'un "faisceau d'indices graves, précis et concordants mettant en évidence une tromperie économique du consommateur, d'ampleur européenne". Le gouvernement a dit faire la différence entre les responsables de ces fraudes et le travail des salariés, en écho à la décision, vendredi soir, du préfet de l'Aude de faire bénéficier les salariés du chômage partiel, soit 60% de leur rémunération brute, pendant la suspension de l'activité.

Le préfet de l'Aude, Eric Freysselinard, a précisé pour sa part dimanche que la suspension de l'agrément était "totalement distincte" de l'enquête sur la "tromperie économique", qui fait l'objet d'une enquête judiciaire du parquet de Paris sur la base des investigations menées en début de semaine par la direction de la répression des fraudes. Il a indiqué dans un communiqué que la suspension est liée à un "non-respect des règlements sanitaires" qui prévoient que "les denrées alimentaires doivent être étiquetées de façon adéquate pour faciliter leur traçabilité".

"L'enquête sur la tromperie économique se poursuivra"

 Les investigations de la brigade vétérinaire, dans l'usine depuis vendredi, s'inscrivent dans ce cadre et sont qualifiés de "contrôles sanitaires". Ces contrôles se sont poursuivis tout le week-end et, selon le secrétaire général de la préfecture de l'Aude Olivier Delcayrou, ils pourraient permettre "d'envisager un reprise partielle des activités s'il n'y a aucune difficulté en matière de respect des consommateurs". Néanmoins, la préfecture souligne que "l'enquête sur la tromperie économique se poursuivra".

Dans cette affaire, le personnel a reçu le renfort du fondateur et ancien propriétaire, Laurent Spanghero, 73 ans, longtemps président européen du commerce du bétail et de la viande. "Je n'en veux pas au gouvernement, mais je veux voir comment on peut encore sauver cette entreprise, j'ai un carnet d'adresses représentant 50 ans de carrière", a-t-il expliqué dimanche. Il exclut de reprendre l'entreprise, qui, selon lui, après reprise de l'activité, devra retrouver "la confiance des consommateurs", sans doute en changeant de mains.

Commenter cet article

  • nebuleuse57 : Comme ce sont des incapables et le sachant,Hollande a préféré avoir une armada de ministres pour débattre de sujets qui au fond ne solicitent qu'une personne compétente.

    Le 18/02/2013 à 07h59
  • mega62 : Parce qu ils sont nuls

    Le 17/02/2013 à 18h42
  • david75111 : La seule chose qui intéresse les syndicats c'est leurs emplois, leur corporatisme....Ils se moquent de tout le reste. Vraiment, le syndicalisme français est répugnant.

    Le 17/02/2013 à 18h04
  • bill_boquet : Pourquoi 3 ministres ? Un seul ne suffit-il pas ? Quelles sont les compétences de chacun ?

    Le 17/02/2013 à 17h51
  • kevin-anitips : Allez Montebourg ça va être dur d'avoir un repreneur.

    Le 17/02/2013 à 16h57
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