La nouvelle formule du Loto aura-t-elle du mal à arriver chez nos buralistes ? Le patron des buralistes, Pascal Montredon, a écrit aux buralistes leur demandant de ne pas distribuer les nouveaux bulletins "Multi options" de la nouvelle formule, mais uniquement les bulletins classiques (avec 6 grilles) de l'ancienne version, jusqu'à nouvel ordre.
L'opération baptisée Loto à temps partiel, vise à "gripper" le lancement de cette nouvelle formule pour "faire avancer les négociations sur notre rémunération +jeux+", écrit Pascal Montredon dans ce courrier. Pascal Montredon avait évoqué en juillet l'éventualité d'un boycott. Les buralistes demandent depuis plusieurs mois que cette rémunération, fixée à 5% du chiffre d'affaires jeux passe à 6%, arguant que les jeux sont devenus plus complexes, parfois plus difficiles à expliquer.
De son côté, la Française des jeux explique que la grille de Loto la plus simple valait un franc en 1976 contre 2 euros aujourd'hui. "L'acte de jeux a donc été revalorisé", assurait en juillet un porte-parole de la FDJ. Il rappelait que l'entreprise n'avait "cessé d'investir pour simplifier l'acte de jeux, à la fois pour le joueur et le détaillant". Environ la moitié des 28.000 buralistes sont également distributeurs des produits de la Française des jeux.








