"Le ministre (Pierre Moscovici, ndlr) nous a indiqué qu'il était pour une baisse pour redonner du pouvoir d'achat, si cela se fait nous serons tout à satisfaits", a déclaré à l'issue de la réunion président de la Confédération du nationale du logement (CNL), Serge Incerti Formentini.
Selon lui, M. Moscovici s'est engagé sur trois points : "une baisse" des prix à la pompe "dans les jours qui viennent" pour redonner du pouvoir d'achat, "un effort partagé" par les pétroliers, et ensuite "des mesures structurelles", notamment sur la fiscalité "car, a-t-il dit, on ne peut pas rester sur des mesures provisoires et il faut aller beaucoup plus loin". Concernant la baisse des prix, "il n'a pas donné de chiffres, (mais) il nous a dit que la baisse interviendrait très rapidement, et il nous reverra dans les prochains jours pour faire le point sur cette question et mettre en place un comité de suivi", a ajouté.
"Tout ce que l'on sait, c'est que le prix de l'essence baissera mais il n'y a vraiment aucun engagement, si ce n'est de faire quelque chose", a déclaré de son côté Reine-Claude Mader, président de la CLCV. "Ce quelque chose, on aimerait bien savoir ce que c'est, parce que si c'est comme on nous l'a dit à une certaine période un ou deux centimes, je pense que les gens auront une déception", a-t-elle poursuivi. "Discuter, c'est bien joli, mais on a besoin de choses concrètes", a-t-elle encore ajouté, se disant personnellement un peu déçue.
"Ce qui est à peu près sûr, c'est que dans les jours qui viennent le prix des carburants va baisser de quelques centimes mais nous sommes certains que ne sera pas suffisant et nous avons peur que cette légère baisse suscite beaucoup de désillusions", a réagi de son côté Michel Frechet, président de la Confédération générale du logement.
"L'augmentation des prix des carburants vient s'ajouter à de nombreuses augmentations (...) et comme je l'ai rappelé, ça suffit, il faut arrêter le massacre", a-t-il ajouté.









