La principale fédération d'usagers des transports, la Fnaut, a opposé lundi dans un communiqué la hausse de 2,3% des tarifs du train annoncée par la SNCF aux réductions de services. "La Fnaut constate des réductions de services pour les TER, les Intercités, souvent supprimés à cause de travaux (et dont les tarifs ont déjà augmenté à l'été 2012)", et relève que ce phénomène apparaît aussi pour autres certaines lignes.
"Il est évident qu'une hausse des tarifs doit impliquer aujourd'hui une remise à niveau très rapide de la qualité de service, qui ne peut se limiter à des problèmes de ponctualité ou d'état d'entretien du matériel", ajoute la Fnaut, qui regroupe 200 associations d'usagers. La SNCF a annoncé dimanche que les tarifs des TGV, Intercités et TER allaient augmenter le 24 janvier en moyenne de 2,3% en justifiant cette hausse par un "programme d'investissements sans précédent" de 2,6 milliards d'euros.
Rapport qualité/prix
Pour la Fnaut, "il est indispensable d'augmenter fortement le rapport qualité/prix du train. C'est pourquoi elle demande à la SNCF de mettre en place "au plus vite une offre alternative à bas coût". Cette offre, selon elle, devrait notamment proposer "un minimum de services erroviaires Intercités, parallèlement aux lignes à grande vitesse", et aux tarifs plus accessibles que le TGV, une offre TGV low cost étendue à l'ensemble des lignes à grande vitesse, ou encore, une offre TER développée comme alternative crédible à l'automobile.
La SNCF a prévu en 2013 d'augmenter de 20% le volume des billets à petit prix grâce à sa politique d'offres promotionnelles sur TGV (Prem's) et Intercités (100% Eco et Mini-groupe), à l'élargissement de l'offre IDTVG vers Quimper et au lancement au premier semestre du TGV Eco qui reliera l'Ile-de-France au Sud-Est.
"En douce"
Plus sévère, l'Association des usagers des chemins de fer (Avuc) estime que la SNCF a confirmé "en douce, en pleine actualité internationale et sociétale, une augmentation de ses tarifs". Une décision qui intervient, selon l'association, "alors que tous les services du rail ne cessent de se dégrader (trains supprimés, en retard, inadaptés aux contraintes des voyageurs, guichets de vente et d'accueil fonctionnant au ralenti, petites gares fermées)".










