Neuf militants de l'organisation ont pu s'introduire dans la centrale nucléaire de l'Aube. © TF1/LCI
- Le nucléaire, une filière coûteuse - 01 min 29 s
Plus d'un Français sur deux prêt à se passer du nucléaire
Le nucléaire est-il incontournable pour satisfaire les besoins énergétiques de la France ? Selon un sondage CSA pour Greenpeace, 54% des Français ne sont pas convaincus par cet argument. Les deux tiers des sondés jugent par ailleurs un accident comparable à celui de Fukushima possible en France.
Publié le 26/03/2012
Bientôt la fin de la retraite à 40 ans pour les centrales nucléaires ?
Alors que la France a connu une consommation électrique record du fait du froid, des experts estiment, dans un rapport remis lundi au gouvernement, que prolonger la durée de vie des centrales nucléaires est la meilleure solution pour résoudre les défis énergétiques qui se posent au pays.
Publié le 13/02/2012
Nucléaire : vers un allongement de la durée de vie des centrales ?
Nicolas Sarkozy a demandé aux opérateurs du parc nucléaire français de se tenir prêts à "prolonger" sa durée de vie "au-delà de 40 ans", a déclaré dimanche Eric Besson. Une annonce qui intervient la veille de la publication d'un rapport d'experts sur les scénarios énergétiques à l'horizon 2050.
Publié le 12/02/2012
Fessenheim : "on ne la fermera pas cette centrale, il n'en est pas question"
Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Fessenheim la décision du gouvernement de poursuivre l'exploitation de la centrale nucléaire alsacienne, la plus ancienne du parc français, après le feu vert en janvier de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Publié le 09/02/2012
Quand le grand froid relance le débat sur le nucléaire
Le ministre en charge de l'Energie se félicitait, mardi soir, de la forte part du nucléaire dans l'alimentation en électricité de la France. Mais lors des pics de consommation, ce sont les énergies renouvelables et nos voisins européens qui sont mobilisés.
Publié le 08/02/2012
La Cour des comptes inquiète des incertitudes sur le coût du nucléaire ?
Un rapport que va publier fin janvier la Cour des comptes sur les coûts du nucléaire en France fait part d'"incertitudes importantes" sur les coûts à venir de cette industrie, selon La Tribune, à paraître jeudi.
Publié le 11/01/2012
Des milliards pour assurer la sécurité des centrales nucléaires françaises
Mardi, l'Autorité de sûreté nucléaire a estimé que les centrales françaises présentaient "un niveau de sûreté suffisant" mais juge certaines mesures indispensables. Le gouvernement entend appliquer toutes ses exigences, quel que soit leur coût, notamment pour le consommateur...
Publié le 03/01/2012
Nucléaire : la France va lancer un audit "anti-intrusion"
Après l'action spectaculaire de militants de Greenpeace qui s'étaient introduits dans une centrale, François Fillon a confirmé que l'audit de la sécurité des sites nucléaires lancé après la catastrophe de Fukushima allait être complété par une évaluation des risques d'infiltration humaine.
Publié le 20/12/2011
Centrales nucléaires: les "protections passives" seront "renforcées
Les "protections passives" des centrales nucléaires, grillages ou fossés, seront "renforcées" après l'intrusion de militants de l'organisation écologiste Greenpeace dans deux centrales, a indiqué dimanche le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant.
Publié le 11/12/2011
Centrales nucléaires : EDF promet de rendre les intrusions "douloureuses"
Alors qu'EDF évoquait la semaine dernière une simple "défaillance" du dispositif de sécurité suite à l'intrusion de Greenpeace dans 2 centrales nucléaires, la compagnie a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer les mesures de sécurité.
Publié le 08/12/2011
Centrale nucléaire : "Une intrusion humaine sera toujours possible"
L'intrusion de Greenpeace dans des centrales nucléaires françaises soulève la question de la sécurisation de ces sites. Les autorités assurent avoir gardé le contrôle de la situation en évoquant une simple "défaillance" du dispositif. Pour les anti-nucléaires, aucun système de sécurité n'est infaillible.
Publié le 05/12/2011
Dans son communiqué, la Cour précise qu'elle "rassemble toutes les données factuelles disponibles actuellement sur les éléments qui constituent les coûts, passés, présents et futurs de la production d'électricité nucléaire en France, sans prise de position ni sur le niveau souhaitable de cette production, ni sur les modalités de son financement". Dans son rapport, commandé par le Premier ministre François Fillon, elle précise qu'il semble difficile que "les investissements énergétiques de remplacement ou de substitution du parc actuel, quel que soit le dispositif choisi (économies d'énergie, autres sources d'énergie, nouveau réacteur nucléaire), puissent être réalisés dans un délai n'imposant pas une prolongation de tout ou partie du parc actuel au-delà de quarante ans".
Au coeur de la présidentielle
Ces conclusions interviennent alors que l'opportunité de fermer certaines centrales ou de prolonger leur durée de vie s'est imposée comme un sujet majeur du débat de la campagne électorale pour la présidentielle. Le gouvernement a fait savoir qu'il entendait poursuivre l'exploitation du nucléaire. François Hollande s'est engagé à ne fermer que la centrale nucléaire de Fessenheim au cours du prochain quinquennat s'il est élu président de la République. François Hollande, qui a ainsi pris ses distances avec un accord électoral difficilement conclu entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts prévoyant de fermer 24 des 58 réacteurs français d'ici à 2025, souhaite en outre ramener la part de l'électricité nucléaire en France de 75% à 50% à l'horizon 2025. Il s'est également engagé à achever le chantier de l'EPR de Flamanville mais ne lancera pas celui de Penly, programmé par le gouvernement.
Dans son rapport, la Cour des comptes réclame "des orientations de la politique énergétique à moyen terme, publiquement connues et utilisablespar tous les acteurs du secteur". "En effet, ne pas prendre de décision revient à faire un choix, celui de faire durer le parc actuel au-delà de 40 ans", ajoute-t-elle. Le ministère de l'Energie a réagi à ces remarques en faisant valoir que "la problématique soulevée (avait) déjà bien entendu été identifiée dans la programmation pluriannuelle des investissements, qui sera mise à jour au cours de la prochaine législature, conformément à la loi".
Energies renouvelables : ça coincerait sur les éoliennes
Parallèlement, le Commissariat à l'Energie Atomique a établi un scenario de sortie du nucléaire. Et son calcul aboutit à la conclusion suivante : il en coûterait 530 à 772 milliards d'euros, soit environ le triple d'un scénario de statu quo (178 milliards à 212 milliards d'euros). Le service d'évaluation économique du CEA, l'Itese, a comparé le scénario où le nucléaire reste à son niveau actuel d'environ 74% (plus 11% d'hydraulique, 10% d'éolien, 2% de solaire et 2% de gaz) et celui d'une "sortie" d'ici 2025 vers un modèle également à faible émission de carbone (60% éolien, 12% solaire, 12% hydraulique et 16% gaz), explique le patron du CEA Bernard Bigot, dans Les Echos. Conséquence sur le prix de l'électricité: alors que le scénario nucléaire donne un coût du mégawattheure à 62 euros en 2025, le scénario de sortie aboutit à un coût deux fois plus élevé à 124 euros, selon les chiffres du CEA, bras scientifique de l'"équipe de France" du nucléaire (EDF, Areva...).
Interrogé par Les Echos sur l'objectif défendu par François Hollande de ramener le nucléaire à 50% de l'électricité française d'ici à 2025, Bernard Bigot répond: "Pourquoi pas? Mais pas de manière précipitée. Ce serait trop rapide de le faire d'ici à 2025 dans le contexte budgétaire et technique". Par ailleurs, selon l'étude du CEA publiée sur Internet, "le caractère réaliste du scénario de très fort développement des énergies renouvelables, éolien notamment, n'est actuellement pas totalement avéré", du fait du problème de la production électrique intermittente et de l'acceptabilité d'un nombre très important d'éoliennes.
Un rapport repris par le gouvernement
François Fillon a salué le rapport remis mardi par la Cour des comptes sur le coût du nucléaire et promis que le gouvernement reprendrait désormais régulièrement à son compte cet "exercice de transparence". Ce rapport "constitue une première référence mondiale depuis la construction du parc électro-nucléaire français", a salué le Premier ministre dans un communiqué. Il a demandé à la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de "procéder aux audits correspondants et aux évaluations complémentaires nécessaires". "Les choix sur la durée de fonctionnement des centrales nucléaires ou la construction de nouveaux réacteurs revêtant un caractère stratégique et déterminant sur les coûts de la filière, ils seront précisés dans le cadre de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) élaborée à partir de l'été 2012", ajoute le communiqué de Matignon.
Le ministre de l'Energie, Eric Besson, a jugé que "le mythe du coût caché du nucléaire s'effondre", et que la Cour avait confirmé la compétitivité de l'atome. A l'inverse, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, Eva Joly, a estimé qu'après le "mythe de l'indépendance énergétique" et celui "de la technologie sûre", "c'est le mythe du nucléaire énergie pas chère qui s'effondre".
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