Cette taxation pourrait apporter "jusqu'à 20 millions d'euros par an" à l'Etat selon le député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié (UMP). En France, près de 45 millions de litres de ce type de boissons sont consommés par an. Et les signataires de l'amendement espèrent ainsi "dissuader les consommateurs -souvent des adolescents- de consommer à l'excès des boissons énergisantes, riches en caféine et/ou en taurine, qu'ils mélangent fréquemment avec de l'alcool".
L'annonce de cet amendement intervient après que le gouvernement a marqué dimanche son opposition à une extension de la nouvelle taxe sur les sodas aux boissons contenant des édulcorants, estimant qu'il y avait "une différence entre consommer des boissons light et des boissons avec sucre ajouté".
"N'importe quoi !", dit Accoyer
La commission des Finances de l'Assemblée a voté la semaine dernière pour élargir aux boissons contenant des édulcorants, comme l'aspartame, la nouvelle taxe sur les boissons avec sucre ajouté annoncée fin août par le Premier ministre François Fillon dans le cadre du plan d'austérité.
De son coté, le président UMP à l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, a demandé à ce que l'on "ne confonde pas la fiscalité et l'éducation à la diététique". "On commence par le sucre, on continue par les édulcorants, demain ce sera l'alcool dans le vin, après-demain la graisse dans les fromages, tout ça c'est n'importe quoi, a-t-il ajouté, c'est le concours Lépine, la boîte de Pandore des nouveaux impôts. Nous ne sommes pas dans cette logique".









