© TF1/LCIDes yaourts, des fruits ou encore des légumes : créé il y a plus de 40 ans pour aider les salariés à manger "chaud" à midi, le titre-restaurant - qu'il s'appelle Ticket-restaurant (Accor/Edenred), Chèque-restaurant (Sodexo), Chèque-déjeuner ou Chèque de Table (Natixis) - n'est désormais plus limité, diététique oblige, aux seuls plats préparés, consommés sur place ou à emporter, au grand dam des restaurateurs.
Un cartel du yaourt en France ?
Selon Les Echos, l'Autorité de la Concurrence soupçonne huit entreprises de s'être accordées pour ne pas répondre aux appels des enseignes de distribution leur demandant de fabriquer leurs yaourts sous marque de distributeur, en raison du prix trop bas.
Publié le 22/03/2012
Acheter un yaourt avec des "Tickets resto", c'est imminent
Christine Lagarde annonce vendredi que les "Tickets resto" et autres "Chèques restaurant" permettront aux 3,5 millions de salariés qui les utilisent d'acheter aussi très prochainement et "sans restrictions" des légumes et des produits laitiers.
Publié le 05/11/2010
Au nom de l'amélioration de la nutrition et de la lutte contre l'obésité, la loi Bachelot, adoptée en juillet 2009, avait déjà, officiellement, autorisé l'achat de fruits et légumes. Mais, pour respecter l'esprit du titre-restaurant, le décret d'application, publié en mars, avait limité leur usage aux fruits et légumes "immédiatement consommables". Autrement dit, on pouvait acheter des pommes mais pas des ananas, une barquette de tomates cerises mais pas une laitue. Cette semaine, un nouveau décret va simplifier la situation, élargir l'utilisation des titres-restaurant à tous les fruits et légumes quels qu'ils soient et autoriser également l'achat de produits laitiers, une façon aussi, aux yeux du gouvernement, d'aider l'agriculture.
"Une fausse bonne idée"
L'Union nationale des détaillants en fruits et légumes (UNDF) "se réjouit" de la fin de l'ambiguité sur les produits prêts à consommer ou non. La députée UMP Valérie Boyer y voit "une mesure de bon sens" pour aider les Français à consommer cinq fruits et légumes par jour. En outre, selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le nombre de commerces où seront acceptés ces titres restaurant -hors restaurant et grandes surfaces- va passer de 4000 à 10.000.
"On dévoie le système", se désole en revanche Hubert Vilmer, président du Snarr, le syndicat de la restauration rapide. "C'est une fausse bonne idée, même sur l'aspect nutritionnel", juge-t-il. "Si on autorise les salariés à acheter des fruits et des légumes à cuisiner chez eux, que vont-ils manger le midi ? Rien ? Des coupes-faim ?" Pour Didier Chenet, président du Synhorcat, un autre syndicat de restaurateurs, cette "idée généreuse répond à l'attente des consommateurs mais risque de se retourner contre eux". Car, si au lieu de rémunérer une prestation précise, le titre-restaurant sert à "payer beaucoup de choses, il devient du papier monnaie" et "cette monétarisation est la porte ouverte à la remise en cause des avantages sociaux et fiscaux".
La ministre de l'Economie a assuré qu'il n'était pas envisagé de taxer les titres-restaurant. L'ex-restaurateur Jacques Borel, qui a introduit en France le titre-restaurant et a mis "dix ans à obtenir des pouvoirs publics ces avantages fiscaux", "reste très attentif" aux évolutions de la réglementation, sans être toutefois très inquiet sur l'avenir du "ticket-resto". D'une part, fait-il valoir, les titres-restaurant ont "permis de réduire le nombre de gamelles", ces repas préparés maison qu'on apportait sur son lieu de travail, "et par conséquent le nombre d'intoxications alimentaires", liées à ces plats rarement conservés au froid. En outre, selon ses calculs, 30 titres-restaurant par jour perçus par un restaurateur génèrent un emploi. Supprimer les 3,1 millions de titres utilisés chaque jour en France reviendrait à "supprimer 100.000 emplois", avance-t-il.
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