Selon le syndicat Force ouvrière, SFR, filiale de Vivendi, prévoit entre 1.500 et 2.000 suppressions d'emplois. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile en France a annoncé début juillet un plan de réorganisation de ses activités prévoyant des réductions d'effectifs par le biais de départs volontaires dont les modalités doivent être officiellement présentées aux syndicats en novembre. Dans une lettre au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, Force ouvrière exprime sa "très vive inquiétude" concernant la situation de l'emploi dans le secteur des télécoms, ébranlé par l'arrivée du nouvel opérateur mobile Free Mobile (Iliad) en janvier avec des offres à prix cassées. SFR n'a pas souhaité faire de commentaire.
L'opérateur n'a pour l'instant pas donné de précisions sur l'ampleur du plan de départs volontaires, les estimations allant de 500 à 1.000 suppressions d'emplois, selon différentes sources syndicales. Aucun chiffre n'a été fourni lors des dernières rencontres entre la direction et les organisations représentatives du personnel.
Dans sa lettre, Force ouvrière demande à rencontrer Arnaud Montebourg pour évoquer la situation "catastrophique" du secteur, rappelant que l'opérateur Bouygues Telecom, filiale de Bouygues, a également annoncé un plan de départs volontaires portant sur plus de 550 personnes. Le gouvernement, qui a reçu syndicats et acteurs du secteur, a promis en juillet une série de mesures de soutien afin d'éviter les suppressions d'emplois pour la rentrée. "Le ministre tarde à se manifester et à donner des réponses, et cela nous inquiète", a déclaré à Reuters Philippe Charry, qui représente Force ouvrière au comité stratégique de la filière. Le cabinet d'Arnaud Montebourg n'était pas joignable dans l'immédiat.






