10.000 postes bientôt supprimés chez PSA

le 27 septembre 2006 à 07h22 , mis à jour le 27 septembre 2006 à 22h50

Dans son plan de relance, l'entreprise prévoit de nouvelles réductions de coûts et davantage de croissance hors d'Europe.

Usine PSA Peugeot CitroënUsine PSA Peugeot Citroën © TF1/LCI

A trois jours de l'ouverture du Mondial de l'automobile à Paris et trois semaines après l'annonce surprise du départ en retraite du PDG Jean-Martin Folz en 2007, PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi un vaste plan de relance. Face à une baisse des ventes en Europe et de la rentabilité, le groupe a "mis en place un plan d'actions pour accroître son efficacité", avec "une série de mesures, d'application immédiate, portant notamment sur la maîtrise des coûts, l'efficacité de la recherche et développement, les priorités du plan produit et la recherche de nouveaux marchés", selon un communiqué.

Au chapitre des économies quasi immédiates, PSA Peugeot Citroën vise "une économie de 125 millions d'euros" de frais généraux au second semestre 2006, qui comprend notamment "un gel des embauches" en Europe de l'ouest. "A l'international, où nos ventes croissent de plus de 10% tous les ans, il n'y a pas de gel des embauches", a souligné un porte-parole.

Alors que ses usines est-européennes montent en puissance, le groupe, qui ferme progressivement son usine britannique de Ryton, compte poursuivre "l'ajustement des effectifs de production en France et en Espagne" avec moins d'intérim et de contrats temporaires et aucun remplacement des partants. "En un an, l'effectif des sites européens du groupe aura ainsi diminué de 10.000 personnes," dont 2.300 personnes environ à Ryton, a noté le groupe aux deux marques.

Elargir la gamme

L'objectif de PSA Peugeot Citroën est de ramener le taux d'utilisation des capacités des usines européennes au-dessus de 100% en 2007 et autour de 110% dans les trois ans. Pour 2006, ce taux devrait être "clairement inférieur à 100%", après 102% l'année précédente, a précisé un porte-parole. Par ailleurs, le constructeur veut réduire ses investissements annuels "à environ 2,5 milliards d'euros sur la période à venir" contre un objectif de 3 milliards au maximum jusqu'alors. Il a ainsi renoncé à construire une seconde unité de production à Trnava en Slovaquie.

PSA souhaite aussi "une meilleure efficacité" de la recherche et développement, renouveler plus vite les modèles du coeur de sa gamme en Europe pour maintenir l'âge moyen à un niveau bas et élargir son offre de véhicules à six nouveaux segments de marchés d'ici 2009.Il compte également accentuer son développement commercial et industriel hors d'Europe. Pour les produits, PSA veut continuer à élargir la gamme et à l'adapter aux attentes de la clientèle locale, ce qui comprend 11 lancements prévus en Chine entre 2006 et 2009 et six au Mercosur.

D'après agence

le 27 septembre 2006 à 07:22
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9 Commentaires

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  • Regis, le 28/09/2006 à 12h37

    Aucune importance, j'achete allemand... :-)))))

  • Polo, le 27/09/2006 à 21h56

    J'aimerais bien acheter une voiture, mais 1) les prix de l'immobilier ont tellement augmenté que je n'ai pas d'argent pour louer/acheter un garage 2) je n'ai pas les moyens de payer la sur-prime imposée par mon assureur sous pretexte que ma voiture a plus de risques d'être volée/dégradée car elle n'est pas dans un garage 3)les horodateurs sont à 6 euros par jour !

  • Vastre, le 27/09/2006 à 16h37

    Je pense que Laurent, de Londres, se trompe : les entreprises française ne conserveront pas forcément leur siège en France. Elles auront tendance à l'installer à l'étranger, à l'abri des convoitises du fisc français. Certaines l'ont déjà fait et sont parties en Hollande ou en Espagne (Dexia, EADS, Altadis, ...). Et les investisseurs les encouragent à le faire car eux aussi sont persécutés. Un jour viendra peut-être où Aéroports de Paris, la Banque Postale, EDF et GDF seront des entreprises immatriculées au registre du commerce de Varsovie ou de Budapest. Il n'y aura guère que la SNCF et la RATP pour rester immatriculées à Paris.

  • Citoyen, le 27/09/2006 à 11h52

    Quand une entreprise est mal geree et dirigee, c'est "l'ouvrier qui prend". Mais sans entrepreneurs et investisseurs, les ouvriers ne travailleraient jamais. Il est donc preferable, pour tout le monde, qu'une entreprise marche bien, c'est a dire qu'elle fasse des profits. Mais quand une entreprise fait des profits (petrole par exemple), tout le monde crie au scandale, notamment le gouvernement de droite. Enfin, il vaut mieux travailler pour Toyota que pour PSA en ce moment, pour une simple raison: Toyota fabrique des voitures que les gens veulent acheter, PSA se contente de peu.

  • Laurent, le 27/09/2006 à 11h49

    Ben voila, et une de plus.. Tous ces entreprises "francaises" n'auront bientot plus de francais que l'emplacement du siege socail, car elles n'embaucheront plus en France. Et apres ils nous dirons, les grosses entreprises francaises, fleurons de notre pays, se portent bien. Mais a quoi ca avancera les francais?

  • Momo, le 27/09/2006 à 09h51

    Ben voyons... Et dans le même temps, M. Folz peut-il nous dire combien il touche chaque année? Et les dix principaux actionnaires de PSA? Voilà comment on maitrise les coûts...

  • Gerard Dugenou, le 27/09/2006 à 09h11

    C'est bien beau des plans de relance mais il faudrait aussi se preoccuper de la satisfaction des clients, il est peut etre la le probleme. Personnellement, j'ai une citroen depuis 4 ans, j'ai tout eu avec, tout les mois au garage, jusqu'au moteur qui a cassé (vice caché reconnu). Je ne vous parle pas de la revente...une galere, il y a meme des concessionaires qui refuse les reprise sur des Citroen !!! J'aime autant vous dire que je ne suis pas pret à reprendre une voiture du groupe PSA et je ne suis pas le seul, alors les beaux discours de JM Foltz.... que du vent !!!

  • Riquelme, le 27/09/2006 à 08h42

    Après cela notre gouvernement dit que cela s'arrange. Toutes les entreprises cherchent à faire des économies sur notre dos et le gouvernement laisse faire, cela est une honte.

  • Patrick, le 27/09/2006 à 08h17

    Bonjour les millions d'euros engrenges dans la publicite tele dans la competition autos font monter les couts de production plus les salaires mirobolants des directeurs les nouveaux modeles qui sortent alors que les anciens ne sont pas ecoules et qui les obligents a faire des remises les vehicules vendus sur internet ou a l'etranger avec l'aval des constructeurs fait que le client ne sait plus ou aller et que choisir donc pour vendre il faut supprimer des emplois et c'est toujours l'ouvrier qui prend

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