Près de 140.000 amendements ont été déposés sur ce texte © TF1/LCIIl aura fallu 18 jours de débat pour en arriver seulement à l'article 10 du projet de loi sur l'énergie, le fameux article prévoyant le désengagement de l'Etat de GDF. A l'Assemblée, les débats devraient se poursuivre plusieurs jours, et donner lieu à d'âpres discussions entre la gauche et l'UDF d'un côté, l'UMP de l'autre. 32.505 amendements doivent être examinés sur cet article, ce qui constitue un record sous la Ve République.
L'opposition s'attachera à dénoncer la "trahison" du ministre de l'Economie de 2004 Nicolas Sarkozy, qui avait promis que l'Etat ne descendrait pas au-dessous de 70% dans le capital de GDF. Opposée elle aussi à la privatisation de GDF, l'UDF se montrera également combative : "On veut le débat jusqu'au bout avec des chiffres et des alternatives", a prévenu le centriste Jean Dionis du Séjour.
Vote et grève le 3 octobre
Les syndicats de l'énergie ont quant à eux fait état d'une expertise révélant que la fusion Suez/GDF entraînerait 20.000 suppressions d'emplois dans le nouveau groupe et la cession par GDF de 21% de ses contrats d'approvisionnement. Gaz de France et Suez ont aussitôt démenti ces informations censées être "confidentielles", avancées sur la foi d'un rapport d'expertise indépendant, réaffirmant que leur mariage serait "créateur d'emplois". Le patron de la CFDT a d'ailleurs contesté lundi sur LCI le chiffre de 20.000 emplois menacés.
Après l'article 10, il restera 7 articles en discussion. Le vote du projet de loi a été fixé au 3 octobre. Les syndicats de l'énergie (CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont appelé à une manifestation nationale à Paris le même jour. Examiné en urgence (une seule lecture par assemblée), le texte devrait être transmis au Sénat pour y être examiné à partir du 12 octobre.
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