Le 1er septembre, François Hollande a organisé un mariage fictif de Suez et de GDF à Tulle pour dénoncer le projet de fusion © DRQuatre syndicats de l'énergie ont affirmé vendredi que la fusion GDF-Suez devrait entraîner une amputation de 10% des effectifs cumulés des deux groupes. Démentant ces informations, Gaz de France et Suez ont réaffirmé que leur rapprochement "sera créateur d'emplois." Dans un communiqué, GDF "rappelle qu'il a un projet de développement, un projet de croissance de ses investissements et que le projet de fusion avec Suez, projet sur une base équilibrée, sera créateur d'emplois." "On s'inscrit en faux complet sur cette information" des syndicats, a martelé de son côté un porte-parole de Suez.
Au cours d'une conférence de presse tenue vendredi, les quatre syndicats ont déclaré que le mariage entre les deux groupes énergétiques devrait entraîner environ 20.000 suppressions d'emplois d'ici 2010, s'appuyant en cela sur un rapport d'expertise d'un cabinet indépendant rendu public. Ces syndicats hostiles à la fusion GDF-Suez ont présenté à la presse ce rapport d'experts financiers - Exane, City Group et Ing - commandé par le cabinet Alpha qui était chargé d'analyser les demandes de Bruxelles et les possibilités de réponse de GDF. Il a été réalisé pour le compte du comité mixte de production (partie du CCE habilité à donner un avis consultatif sur le fonctionnement de l'entreprise) de GDF.
Le poids des contreparties à la fusion
La CGT, la CFE-CGC, la CFTC et FO ont en outre indiqué, toujours sur la foi du rapport d'expertise que Gaz de France, au titre des contreparties à la fusion demandées par Bruxelles, devrait céder 21% de ses contrats gaziers en France. "Si on ajoute aux 50 twh (l'équivalent de 10% des approvisionnements) les gas release et les autres contrats d'approvisionnement on arrive à 21%, c'est deux fois plus que ce qu'annonce la direction", a affirmé Eric Roulot, le secrétaire de la fédération CGT énergie.
GDF et Suez ont adressé mercredi à la Commission européenne les solutions nécessaires à la validation de leur rapprochement. Bruxelles a annoncé qu'elle rendrait sa décision le 17 novembre prochain. L'Assemblée nationale devrait voter mardi 3 octobre le projet de loi sur l'énergie privatisant GDF en vue de sa fusion avec Suez. Le même jour, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont appelé gaziers et électriciens à une journée nationale d'action pour défendre la "destruction d'un bien public".
D'après agence
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