La réponse de GDF à Bruxelles

le 19 septembre 2006 à 22h17 , mis à jour le 20 septembre 2006 à 05h17

La CGT-Energie a dévoilé mardi les contreparties que GDF compte présenter à sa fusion avec Suez pour garantir la concurrence. Le groupe devrait notamment mettre sur le marché 10% de ses approvisionnements en gaz à disposition de ses concurrents.

Jean-François Cirelli (d) et Gérard Mestrallet (g), PDG de GDF et de Suez en février 2006 lors de la présentation du projet de fusion de leur groupeJean-François Cirelli (d) et Gérard Mestrallet (g), PDG de GDF et de Suez en février 2006 lors de la présentation du projet de fusion de leur groupe © DR

Après avoir, au début du mois, contesté l'intégralité des griefs de la Commission européenne au sujet des problèmes de concurrence qu'entraînerait sa fusion avec Suez, Gaz de France avance ses propositions. Celles-ci ont été dévoilées mardi soir par la CGT-Energie et n'ont pour l'heure pas été confirmées par la direction de GDF.

Gaz de France devrait ainsi mettre sur le marché 10% de ses approvisionnements en gaz à disposition de ses concurrents et propose la filialisation de ses terminaux méthaniers, destinés à importer du gaz liquéfié (GNL), comme contreparties à sa fusion avec Suez, selon la CGT-Energie. Dans ses propositions à la Commission européenne, le groupe gazier public se déclare également prêt à céder les 25% qu'il détient dans l'électricien belge SPE et envisagerait aussi de vendre une partie de son portefeuille clients industriels en Belgique.

Mercredi, dernier jour pour présenter des solutions à la Commission

Le groupe gazier public a tenu un conseil d'administration mardi durant lequel la direction a présenté oralement des solutions qu'elle entend adresser, par lettre, à la Commission européenne. Celle-ci s'était inquiétée mi-août des problèmes de concurrence qu'entraînerait la fusion entre GDF et Suez sur les marchés belge et français de l'énergie. Gaz de France et Suez ont jusqu'à mercredi pour soumettre à la Commission européenne les solutions nécessaires, pour répondre à ces inquiétudes, en vue de la validation de leur fusion par Bruxelles.

A l'issue de la réunion de mardi, les administrateurs représentant les salariés (CGT, CFDT et FO) ont dénoncé le refus de la direction de GDF d'examiner avec le conseil d'administration de façon approfondie les réponses aux demandes de Bruxelles, y voyant un "doigt mis dans l'engrenage des contreparties" exigées par la Commission européenne.

Photo d'ouverture : Jean-François Cirelli et Gérard Mestrallet, les présidents des deux groupes - DR

le 19 septembre 2006 à 22:17
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