Airbus sommé de payer pour les retards

le 08 octobre 2006 à 12h03 , mis à jour le 09 octobre 2006 à 11h40

Selon The Observer, la compagnie Emirates a réclamé des compensations financières pour les retards de l'A380. Virgin Atlantic et Qantas s'apprêtent à faire de même.

TF1/LCI : A380 sur une piste d'aéroport, lors d'un vol testA380 sur une piste d'aéroport, lors d'un vol test © TF1/LCI

Mauvaise nouvelle pour Airbus, aux prises avec les retards de son programme d'avion géant, qui s'accumulent : la compagnie aérienne Emirates de Dubaï, le plus important client pour l'A380 avec 43 appareils commandés, a demandé au groupe une compensation de 150 millions de livres (soit 223 millions d'euros) pour le retard de livraison. C'est ce qu'a révélé dimanche le journal The Observer. Parallèlement, ce même dimanche, la compagnie de Dubaï a annoncé avoir signé un contrat d'achat de 20 Boeing 747-8 Cargo pour une valeur totale de 5,6 milliards de dollars...

Tim Clark, le patron d'Emirates, a fait sa demande de compensation la semaine dernière auprès de la direction d'Airbus, après l'annonce d'un troisième retard de livraison, selon le journal, citant des sources industrielles. Selon ces dernières, Tim Clark envisageait déjà d'annuler une partie de la commande, de la reporter et d'exiger des compensations avant même que soit annoncé le nouveau retard. Ce nouveau report depuis septembre 2005 des livraisons de l'A380, le programme vedette d'Airbus estimé à 12 milliards d'euros, serait lié à des problèmes de câblage de la cabine.

Plus grave, l'exemple de la compagnie Emirates risque d'être suivi... Ainsi, Virgin Atlantic, propriété de l'homme d'affaires britannique Richard Branson, envisagerait de réclamer 20 millions de livres (soit 30 millions d'euros) de compensation pour le retard de livraison des six A380 qu'elle a commandés, poursuit le journal. Même chose pour l'australienne Qantas, qui a indiqué, selon The Observer, qu'elle va réclamer 40 millions de livres (60 millions d'euros). Un conseil d'administration de la compagnie est prévue jeudi 12 octobre à ce sujet. Selon le journal, le groupe envisage d'annuler tout ou partie de sa commande, de la reporter ou de se tourner vers d'autres avions d'Airbus.

D'après agence

Le gouvernement soutient le pdg d'Airbus

Le gouvernement a apporté dimanche son soutien au PDG d'Airbus Christian Streiff qui, engagé dans un bras de fer avec sa maison mère EADS, aurait menacé de démissionner pour obtenir les moyens de mettre en oeuvre son plan de redressement. "Il fait un formidable travail et donc je pense qu'il n'y a aucune raison qu'il y ait une démission de la part de M. Streiff dont je veux saluer le travail important qu'il a fait au cours des dernières semaines pour engager l'entreprise dans la voie du redressement", a déclaré Dominique de Villepin, interrogé au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Le Premier ministre a souhaité "qu'Airbus ait les moyens de son redressement", tout en assurant qu'il fallait être "vigilant en matière d'emploi".


LCI-TF1, La chronique de l'économiePlus d'informations sur ce sujet
dans la Chronique de l'Economie
du 9 octobre présentée par Benaouda Abdeddaim.
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le 08 octobre 2006 à 12:03
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17 Commentaires

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  • SUGIER, le 09/10/2006 à 19h52

    Que dit le contrat ?

  • Vastre, le 09/10/2006 à 16h00

    "Le Premier ministre a souhaité "qu'Airbus ait les moyens de son redressement", tout en assurant qu'il fallait être "vigilant en matière d'emploi"." Le premier ministre a-t-il formulé un voeu pieux ou fait une déclaration pré-électorale ? Peut-il nous dire les conséquences de son intervention dans l'affaire "SOGERAM Mérignac" ? Le bla-bla d'Etat dans les affaires industrielles ne mène qu'à la faillite.

  • Toure, le 09/10/2006 à 13h02

    Cette accident industriel mets à jour les problémes d'organisation et de structure du groupe qui s'il veut survivre doit se réorganiser de façon à être beucoup plus efficace,beaucoup plus réactif .Il doit aussi s'affranchir de la tutèle de certains actionnaires que sont les différents états dans ce consortium.Ils sont sources d'immobilisme et de lourdeur. Airbus ne doit pas mourir car ils font contrepoids face aux américains qui se retrouveraient en situation de monopole .Il faut une industie aeronautique européenne forte et indépendante

  • Killer one, le 09/10/2006 à 12h31

    Un complément pour vincent de Paris, les faire payer pour les promesses non tenues Ok, mais il faut leur rajouter tout le passif suivant : -l'affaire executive life, - l'affaire des frégate, - laffaire Bernard tapie pour addidas, - les dépenses de la DDE inutiles, et j'en passe. additionnées cela fait un gros paquet de fric. Je pense qu'ils seraient tous sur la paille. Mais bon vu la censure dont je fait l'objet je ne pense pas etre publié encore aujourd'hui.

  • PILLON, le 09/10/2006 à 11h49

    Il y a quelques mois c'était la mort de BOING, ns étions les méilleurs......... on devrait fermer notre gueule parfois , et même souvent!!!

  • Gérard, le 09/10/2006 à 11h02

    ...et malgres les retards Airbus compte geler les embauches (I am laughing very much) Pauvre Europe!!!

  • Philippe, le 09/10/2006 à 05h06

    C'est normal : on ne peut pas faire les 35 h ,aller en formation ,prendre des heures pour ecouter la bonne parole des syndicats et en même temps construire des avions ! Faut faire un choix,la france l'a fait .

  • Charles Riviere, le 09/10/2006 à 02h01

    C'est pas la faute des americains? Ah non! Oh vous blaguer, bien sur c'est les amerloques qui coulent Airbus. Bravo les grenouilles et autres zeropeens!!

  • Gianni, le 08/10/2006 à 23h24

    Voila qui est tout a fait revelateur de l'etat dans le quel se trouve la France ! Meme les amis soi disant reclament de l'argent ! C'est ca la mondialisation que la France ne comprend pas !!!

  • Ian DUNCAN, le 08/10/2006 à 19h26

    Les Ces. aériennnes ne somment pas ;les parties négocient. Voici l'essentiel de l'eml que je vous ai adressé cette nuit, avec les informations de The Observer, confirmant nos dires, qu'il n'y aurait pas de commandes A380 annulées, option bien plus chère pour les Cies. que les compensations négociées. Emirates & Virgin demandent €260 millions, dont €230m pour E. & €30m pour V. La demande de V. est raisonnable, légèrement excessive. Celle d'E. est excessive, ayant trait plus à la seule taille de sa commande, qu'à la réalité du préjudice; car elle ne tient pas compte de ce qu'Emirates pourrait devoir à Airbus(dossier A340-600HGW). Mais c'est une base de négociation pour compensations. Deux remarques:(i)il n'y a pas de quoi fouetter un chat; le montant total fait à peine la list-price d'un A380 ; il est plutôt faible, reflétant, mais insuffisamment, les forts rabais déjà consentis à ces Cies. La compensation, qui sera agréée d'un commun accord entre les parties, sera étalée sur plusieurs années en terme de trésorerie / "cash out", même si l'écriture comptable est passée dès l'accord. Les média, qui parlaient 'd'indemnités faramineuses', devraient taire leur exagération, & cesser de crier à la catastrophe contre Airbus & EADS !(ii) le fait qu'EMIRATES & VIRGIN, dont les média avaient dit, à tort, qu'elles procéderaient à des annulations, se soient mises "en mode compensation", signifie ce que nous avons toujours dit:qu'il n'y aurait pas d'annulations, et SURTOUT PAS de la part d'EMIRATES, pour les raisons circonstanciées fournies par ailleurs. Il conviendrait que les media reconnaissent ces faits, disent qu'ils se sont trompés, & arrêtent de dénigrer, avec sensationnalisme, Airbus & EADS. Je tiens à votre disposition ma lettre circonstanciée, qui démontre pourquoi la phrase de T. CLARK,EMIRATES ('We are reviewing all options') n'avait pas trait aux annulations. Cordialement, Ian DUNCAN

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