A380 sur une piste d'aéroport, lors d'un vol test © TF1/LCIMauvaise nouvelle pour Airbus, aux prises avec les retards de son programme d'avion géant, qui s'accumulent : la compagnie aérienne Emirates de Dubaï, le plus important client pour l'A380 avec 43 appareils commandés, a demandé au groupe une compensation de 150 millions de livres (soit 223 millions d'euros) pour le retard de livraison. C'est ce qu'a révélé dimanche le journal The Observer. Parallèlement, ce même dimanche, la compagnie de Dubaï a annoncé avoir signé un contrat d'achat de 20 Boeing 747-8 Cargo pour une valeur totale de 5,6 milliards de dollars...
Tim Clark, le patron d'Emirates, a fait sa demande de compensation la semaine dernière auprès de la direction d'Airbus, après l'annonce d'un troisième retard de livraison, selon le journal, citant des sources industrielles. Selon ces dernières, Tim Clark envisageait déjà d'annuler une partie de la commande, de la reporter et d'exiger des compensations avant même que soit annoncé le nouveau retard. Ce nouveau report depuis septembre 2005 des livraisons de l'A380, le programme vedette d'Airbus estimé à 12 milliards d'euros, serait lié à des problèmes de câblage de la cabine.
Plus grave, l'exemple de la compagnie Emirates risque d'être suivi... Ainsi, Virgin Atlantic, propriété de l'homme d'affaires britannique Richard Branson, envisagerait de réclamer 20 millions de livres (soit 30 millions d'euros) de compensation pour le retard de livraison des six A380 qu'elle a commandés, poursuit le journal. Même chose pour l'australienne Qantas, qui a indiqué, selon The Observer, qu'elle va réclamer 40 millions de livres (60 millions d'euros). Un conseil d'administration de la compagnie est prévue jeudi 12 octobre à ce sujet. Selon le journal, le groupe envisage d'annuler tout ou partie de sa commande, de la reporter ou de se tourner vers d'autres avions d'Airbus.
D'après agence
Le gouvernement soutient le pdg d'Airbus |
Le gouvernement a apporté dimanche son soutien au PDG d'Airbus Christian Streiff qui, engagé dans un bras de fer avec sa maison mère EADS, aurait menacé de démissionner pour obtenir les moyens de mettre en oeuvre son plan de redressement. "Il fait un formidable travail et donc je pense qu'il n'y a aucune raison qu'il y ait une démission de la part de M. Streiff dont je veux saluer le travail important qu'il a fait au cours des dernières semaines pour engager l'entreprise dans la voie du redressement", a déclaré Dominique de Villepin, interrogé au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Le Premier ministre a souhaité "qu'Airbus ait les moyens de son redressement", tout en assurant qu'il fallait être "vigilant en matière d'emploi". |
Plus d'informations sur ce sujet dans la Chronique de l'Economie du 9 octobre présentée par Benaouda Abdeddaim. Cliquez ici pour la voir |
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