© AFP / JOEL SAGETFleuron belge de la restauration rapide, également très présent en France, le groupe Quick risque de passer sous pavillon français après l'annonce mercredi d'une offre publique d'achat de la filiale de capital-investissement de la Caisse des dépôts et consignations. Cette offre "amicale" sur 100% du capital valorise la société à quelque 800 millions d'euros, a précisé le directeur général de Quick, Jean-Paul Brayer.
Quick veut devenir un "Giant"
Afin de susciter l'intérêt des investisseurs, Quick entend quasiment tripler le nombre de ses points de vente d'ici à 2020.
Publié le 28/12/2010
Actuellement, Quick est détenu à 58% par GIB, filiale commune de deux holdings belges, la CNP du financier belge Albert Frère et AvH. Les 42% restant sont dispersés dans le public, sur le marché Euronext de Bruxelles. Le prix d'offre proposé, de 37,8 euros par action, représente une prime de 23% sur le cours du titre Quick à la clôture mardi soir. "Cette offre est en cours d'analyse par le conseil d'administration de Quick Restaurant", a réagi mercredi le groupe belge dans un communiqué.
Ce que pèse Quick en France et en Belgique
Après une baisse de régime au début des années 2000, Quick s'est redressé de façon spectaculaire ces deux dernières années. Après 35 ans d'existence, il parvient aujourd'hui à rivaliser en France et en Belgique avec le roi des hamburgers, l'américain McDonald's. Fondé en 1971, le groupe Quick détient actuellement plus de 400 restaurants, dont les trois quarts en franchise. Quelque 15.000 employés arborent la casquette au logo rouge, dont 3400 salariés directement par le groupe.
Si la Belgique et le Luxembourg, avec environ 80 établissements, sont le terrain de jeu historique de Quick, qui y dépasse McDonald's, c'est en France qu'il prospère le plus, avec quelque 320 restaurants, derrière le millier d'échoppes McDo.
D'après agence
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