Le gisement de Chtokman appartenant à Gazprom © LCIGazprom n'est plus partageur. Le géant gazier russe a annoncé lundi qu'il exploiterait seul le champ gazier de Chtokman. Il avait pourtant pré-sélectionné en 2005 cinq compagnies internationales susceptibles de partager la manne des bénéfices: les norvégiens Statoil et Norsk Hydro, les américains ConocoPhillips et ChevronTexaco ainsi que le français Total. Mais, le PDG du groupe a estimé que ces dernières "avaient été incapables de fournir les capitaux nécessaires".
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La première phase du projet suppose des investissements de 12 à 14 milliards de dollars. Gazprom a l'intention d'abreuver l'Europe - l'Allemagne en particulier - de son gaz grâce au gazoduc de la Baltique, rebaptisé Nord Stream, dont il contrôle 51%. L'idée de liquéfier une partie de la production pour le transporter par bateau vers le marché américain semble pour l'instant abandonnée.
La main du Kremlin
Gazprom sort les muscles et veut ainsi démontrer qu'il n'a plus de doute sur ses capacités techniques et financières à exploiter seul un gisement. Politiquement, ce pied de nez rappelle que les relations entre Moscou et Washington sont au plus bas. Le Kremlin est définitivement sûr que les Etats-Unis n'ont pas l'intention d'approuver l'adhésion de la Russie à l'OMC. Avec l'Europe aussi : les Russes reprochent à l'Union d'empêcher son expansion économique, récemment dans EADS.
Ces dernières temps ont été marqués par une reprise en main par le Kremlin des principaux actifs énergétiques : les pétroliers anglo-néerlandais Shell et américain ExxonMobil pourraient en faire les frais à Sakhaline ; le français Total en Sibérie. Quoiqu'il en soit, l'exploitation de Chtokman ne se fera pas entièrement sans les compagnies occidentales, seules à détenir la technologie nécessaire à ce projet très complexe en haute mer et en zone arctique.
Plus d'informations sur ce sujet dans la Chronique de l'Economie du 10 octobre présentée par Benaouda Abdeddaim. Cliquez ici pour la voir |
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