Les "low cost" ont leur aéroport

le 25 octobre 2006 à 08h32 , mis à jour le 25 octobre 2006 à 22h10

Ni moquette, ni climatisation, ni passerelle, ni bus : c'est le décor spartiate de l'aérogare Marseille Provence 2, la première du genre en France.

TF1/LCI : Marseille Provence 2, aéroport "low-cost" de MarseilleMarseille Provence 2, aéroport "low-cost" de Marseille © TF1/LCI

C'est une première qui fait du bruit dans le paysage aérien français : l'aéroport de Marseille Provence inaugure ce mercredi une aérogare entièrement conçue pour les compagnies à bas coûts. Cette nouvelle infrastructure, implantée dans l'enceinte aéroportuaire mais totalement indépendante, pourra accueillir six avions simultanément et 3,5 millions de passagers en vitesse de croisière. Elle devrait booster une plate-forme - la quatrième de France avec quelque 6,2 millions de passagers attendus cette année - qui a subi de plein fouet la concurrence du TGV. L'enjeu est d'attirer une clientèle nouvelle, essentiellement des touristes qui ne viendraient pas sans ce mode de transport.

Si les lignes à bas coûts vers Paris ne sont plus d'actualité, en revanche, le terminal "low cost", baptisé MP2 (pour Marseille Provence 2) permettra, dans un premier temps, de rallier seize destinations en Europe occidentale et trois au Maroc à partir de décembre. Sa construction a été déterminante dans le choix de Ryanair d'y implanter sa seule base en France (vers quatorze destinations). Celle-ci sera inaugurée les 8 et 9 novembre et fera de Marseille-Provence une plaque tournante, avec deux avions et du personnel à demeure, et non une destination secondaire que l'on ajoute ou que l'on supprime au gré des réservations.

Priorité à la baisse des coûts

MP2 a été aménagée en deux ans, à partir d'un ancien hall de frêt, en offrant des services réduits au minimum, dans le respect des règles de sécurité : décoration sommaire, pas de moquette au sol, ni climatisation, des voyageurs qui transportent eux-mêmes leurs bagages au contrôle, pas de passerelle, ni bus pour se rendre au pied de l'avion. Le concept repose sur des vols directs sans correspondance, et l'utilisation d'avions de 120 places - A 320 ou B737 - avec des pays ayant signé une "convention de ciel ouvert" de façon à gagner du temps sur les formalités douanières et ramener les délais de rotation à 25 minutes.

Rien n'a été négligé pour diminuer les coûts et permettre à l'aéroport d'abaisser la redevance passager à 1,30 euro contre 6,1 euros pour le trafic international sur le terminal classique. Cette disposition a été d'ores et déjà été attaquée devant le conseil d'Etat par Air France. Les installations, d'un montant de 16,4 millions d'euros, ont été financées par le conseil général des Bouches-du-Rhône (7,6 millions d'euros) et la Chambre de commerce et d'industrie.

D'après agence

le 25 octobre 2006 à 08:32
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11 Commentaires

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  • Julien, le 26/10/2006 à 14h08

    Les gens "choques" par les lowcost me font bien rire. On voit bien qu'ils n'ont jamais vu ces personnes agees (70 ans), francaises d'origine Polonaise, qui jusqu'en 2004 devaient faire 24 heures de bus pour aller rendre visite a leur famille. Maintenant avec les low cost c'est 1h30. Il faut etre vraiment arriere pour nier le progres a ce point-la.

  • P, le 26/10/2006 à 12h48

    Pas de climatisation dans le terminal, ce va donner cet ete!

  • Christophe, le 25/10/2006 à 17h25

    Beaucoup d'ignorance de la part de certains sur le modèle low cost. Prenons exemple sur Easyjet : Avions neufs (le principe est réduire la maintenance curative, augmenter la disponibilité des appareils, performances accrues avec des avions récents, les pilotes sont pour la plupart très bien formé car les low cost européennes sont régies par la même réglementation que British Airways pour EasyJet, ils travaillent plus que les autres c'est toute la différence et les salaires sont inférieurs à AF, beaucoup d'anciens d'AOM sont chez Easy. Il n'est pas nécessaire d'avoir un bus le parking avion est collé au terminal pour ceux qui connaisant Londres Luton c'est pas la mer à boire. Tous les ptits chichis à bord sont payants ce qui laisse le choix au voyageur. Vente des billets en direct (pas de commision). C'est un modèle économique à part et franchement c nickel. Travaillant avec Easy et AF je suis en toute confiance avec eux en bleu blanc rouge comme en orange

  • Sylvain, le 25/10/2006 à 13h36

    A ceux qui poussent de hauts cris sur les "conditions" de voyage des compagnies low-cost : pour ma part je prends l'avion pour aller d'un point à un autre, pas pour admirer la moquette de l'aérogare ou m'empiffrer pendant le vol, alors si en plus le prix est imbattable, tant mieux, cela permet d'ouvrir des destinations aux petits budgets, ou de reporter l'économie réalisée sur une meilleure optimisation du séjour en lui-même. Quant à la sécurité, les appareils que j'ai emprunté ces dernières années étaient pour la plupart flambant neufs.

  • Gerard, le 25/10/2006 à 13h14

    Personne n'oblige ceux qui ne sont pas d'accord de prendre ces billet a bas prix. Pourquoi toujours des gens qui sont contre tout ?

  • Laurent, le 25/10/2006 à 12h53

    Certains croient à tort que low cost rime avec insécurité, la France ne fait que rattraper son retard une fois n'est pas coutume car en effet il y en a marre de payer les tarifs exhorbitants d'Air France

  • Bazin, le 25/10/2006 à 12h50

    Inaceptable que les collectivités locales investissent de l'argent public dans un domaine que devrait Ëtre à la charge des Low Cost donc privé, ce type de commerce est dû à un concept libéral,moins cher mais plus de rentabilité,pour ma part je suis toujours choqué d'entendre le privé demander moins de controle de l'état et des collectivités, de critiquer les charges et impots, de mettre leur siège dans des paradis fiscaux et vivre et se développer avec l'argent public, Combien les élus locaux ont ils touché pour accepter ceci, j'espère que l'état va santionner les collectivités locales c'est vrai que les partis politiques ont besoin de beaucoup d'argent pour les prochaines élections, attendons le futur scandale.

  • Matthieu, le 25/10/2006 à 12h30

    Ni bus ni passerelles?? Comment les passagers se rendent-ils dans les avions alors? A pied???

  • Max, le 25/10/2006 à 12h02

    Bravo ! Vive le low-cost ! Les avions pas entretenus, les pilotes sous-formés, les pneus qui éclatent en bout de piste, les attérissages d'urgence, le syndrôme "sardines", les assurances "low-cost"...etc Et tout ça pour augmenter les trajets "sauts de puce" en avion, le moyen de transport qui pollue le plus après le camion ! Vive la pollution !! Vous aimez les jeux de hasard ? Jouez à la roulette russe, bienvenue sur nos lignes !

  • Xavier, le 25/10/2006 à 11h15

    Les compagnies en question devraient equiper les passagers de parachutes comme ca plus de taxes d 'atterissage et on gagne du temps .Voyager dans des conditions pareilles est lamentable. Ou est le plaisir du voyage ...

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