Marseille Provence 2, aéroport "low-cost" de Marseille © TF1/LCIC'est une première qui fait du bruit dans le paysage aérien français : l'aéroport de Marseille Provence inaugure ce mercredi une aérogare entièrement conçue pour les compagnies à bas coûts. Cette nouvelle infrastructure, implantée dans l'enceinte aéroportuaire mais totalement indépendante, pourra accueillir six avions simultanément et 3,5 millions de passagers en vitesse de croisière. Elle devrait booster une plate-forme - la quatrième de France avec quelque 6,2 millions de passagers attendus cette année - qui a subi de plein fouet la concurrence du TGV. L'enjeu est d'attirer une clientèle nouvelle, essentiellement des touristes qui ne viendraient pas sans ce mode de transport.
Si les lignes à bas coûts vers Paris ne sont plus d'actualité, en revanche, le terminal "low cost", baptisé MP2 (pour Marseille Provence 2) permettra, dans un premier temps, de rallier seize destinations en Europe occidentale et trois au Maroc à partir de décembre. Sa construction a été déterminante dans le choix de Ryanair d'y implanter sa seule base en France (vers quatorze destinations). Celle-ci sera inaugurée les 8 et 9 novembre et fera de Marseille-Provence une plaque tournante, avec deux avions et du personnel à demeure, et non une destination secondaire que l'on ajoute ou que l'on supprime au gré des réservations.
Priorité à la baisse des coûts
MP2 a été aménagée en deux ans, à partir d'un ancien hall de frêt, en offrant des services réduits au minimum, dans le respect des règles de sécurité : décoration sommaire, pas de moquette au sol, ni climatisation, des voyageurs qui transportent eux-mêmes leurs bagages au contrôle, pas de passerelle, ni bus pour se rendre au pied de l'avion. Le concept repose sur des vols directs sans correspondance, et l'utilisation d'avions de 120 places - A 320 ou B737 - avec des pays ayant signé une "convention de ciel ouvert" de façon à gagner du temps sur les formalités douanières et ramener les délais de rotation à 25 minutes.
Rien n'a été négligé pour diminuer les coûts et permettre à l'aéroport d'abaisser la redevance passager à 1,30 euro contre 6,1 euros pour le trafic international sur le terminal classique. Cette disposition a été d'ores et déjà été attaquée devant le conseil d'Etat par Air France. Les installations, d'un montant de 16,4 millions d'euros, ont été financées par le conseil général des Bouches-du-Rhône (7,6 millions d'euros) et la Chambre de commerce et d'industrie.
D'après agence
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