Le patron d'Airbus démissionné

Par S.L, le 09 octobre 2006 à 10h53 , mis à jour le 09 octobre 2006 à 16h48

Trois mois après son arrivée à la tête d'Airbus, Christian Streiff serait déjà sur le départ. L'annonce officielle est attendue ce soir. Le Français Louis Gallois le remplacerait.

Christian Streiff est arrivé en juillet à la tête d'Airbus suite au départ de Noël ForgeardImage d'archives © DR

"La maison mère d'Airbus, EADS, compte accepter la démission du PDG de l'avionneur européen, Christian Streiff, qui serait remplacé par le co-président français d'EADS Louis Gallois", a indiqué lundi une source "proche du dossier", selon l'expression consacrée. L'officialisation de ce remplacement devrait intervenir lundi soir. Arrivé en juillet, Christian Streiff ne sera pas resté longtemps à la tête d'Airbus. Et n'aura pas eu le temps de mettre en oeuvre le plan de redressement prévoyant 30% d'économies, qu'il a présenté la semaine dernière suite aux nouveaux retards dans le programme de livraison de l'A380.

Cet ancien de chez Saint-Gobain demandait les pleins pouvoirs pour relancer Airbus et menaçait de donner sa démission. Il l'aurait d'ailleurs envoyée dès la semaine dernières aux deux co-présidents d'EADS, Louis Gallois et Tom Enders. Celle-ci aurait donc été acceptée. Les actionnaires privés d'EADS, l'allemand DaimlerChrysler et le français Lagardère, étaient en faveur de son départ, selon cette même source. 

Chaises musicales

EADS estime que Christian Streiff avait été prévenu avant sa nomination des règles de gouvernance, impliquant au contraire une plus grande intégration d'Airbus à sa maison mère, souligne-t-on de source proche du dossier. Les rênes d'Airbus seraient confiée à un autre Français, Louis Gallois, déjà co-président exécutif d'EADS. C'est également l'ancien patron de la SNCF.

Le soutien du gouvernement français n'aura été suffisant. Christian Streiff "fait un formidable travail et donc je pense qu'il n'y a aucune raison qu'il y ait une démission", avait déclaré Dominique de Villepin dimanche soir sur LCI. L'Allemagne, également actionnaire d'EADS, redoutait que Christian Streiff ne déshabille son pays pour rappatrier une partie des activités en France et notamment à Toulouse. Quant à Christian Streiff, on évoquait la semaine dernière son arrivée à la tête de PSA-Peugeot-Citroën en remplacement de Jean-Martin Folz.  

LCI-TF1, La chronique de l'économiePlus d'informations sur ce sujet
dans la Chronique de l'Economie
du 9 octobre présentée par Benaouda Abdeddaim.
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Par S.L le 09 octobre 2006 à 10:53
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16 Commentaires

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  • Manu, le 10/10/2006 à 05h21

    Le boss de la sncf reprend les rênes. on va sncfiser airbus. tout de suite, on est tous rassuré

  • Vastre, le 09/10/2006 à 18h15

    Mieux vaut être patron chez Peugeot que cirer les pompes de Villepin ou Gallois chez Airbus ! Je ne doute pas que Monsieur Streiff saura mettre efficacement toutes ses capacités au service d'une véritable entreprise.

  • Jphil, le 09/10/2006 à 18h00

    Pauvre france...bonne chance au nouveau patron d airbus quand meme mais quel gachis quand meme

  • Vastre, le 09/10/2006 à 15h25

    Monsieur Streiff a bien raison de quitter ce nid de rats qu'est Airbus. Il est PDG sans pouvoir faire autre chose qu'obéir à un actionnaire qui ne connait rien aux affaires. Ses capacités manageriales seront bien plus utiles chez Peugeot. Chez Airbus, il suffit de mettre un magnétoscope qui enregistre les volontés de Bercy et les diffuse dans l'entreprise. Boeing a bien de la chance d'être en concurrence avec un machin pareil !

  • Fée, le 09/10/2006 à 15h08

    Juste une réaction à propos du titre : peut-on être démissionné ?? A mon avis, le verbe démissioner est intransitif. Alors, soit il a démissionné, soit il a été démis de ses fonctions...

  • THERRY, le 09/10/2006 à 14h55

    Y a t il encore un pilote dans l'avion ?

  • Marcel, le 09/10/2006 à 14h37

    Présenter un plan drastique d'économies en france c'est courrir au suicide poutant c'est en appliquant un plan similaire que Boeing s'est redréssé

  • Laurent, le 09/10/2006 à 14h19

    Ce qui me fait peur dans tout cela, c'est que l'on ne parle pas des minimum 60000 employés plus tous les sous-traitants, mais de Monsieur Machin et de Mr truc, ces messieurs qui n'ont comme seul obstacle, que leur ego et rien de plus. On a suffisament critiqué les sociétés dites paternalistes mais ..... pourtant il y avait des patrons à l'époque qui ne pensaient pas que stock options, retraites parachutes, indemnités mais plutôt comment faire vivre ( peut-être pas dans les meilleures conditions certes) des ouvriers, des employés, des agents de maîtrises, des cadres ..... Il faut espérer que Louis Gallois ne soit pas pris par la folie des grandeurs ! Et pourtant je suis un homme de droite (populiste peut-être !)mais à mon sens , nous avons besoin de faire vivre une population, pas une élite ultra-capitaliste, mais bon je dois me tromper.

  • Marco, le 09/10/2006 à 14h16

    Comme dans la chanson : le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté

  • Laurent, le 09/10/2006 à 14h06

    Cela confirme malheureusement que les déboires d'Airbus sont issus de graves problèmes de management; les entreprises bicéphales ça ne marche pas, il ne faut qu'une seule tête

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