Image d'archives © DRLa Commission européenne a proposé mercredi de confirmer la date initialement prévue de 2009 pour l'ouverture totale du marché postal à la concurrence. Les services postaux sont déjà partiellement libéralisés en Europe en vertu de deux directives postales datant de 1997 et 2002. A ce jour, seules les lettres de moins de 50 grammes, soit le courrier "ordinaire", sont exclues de cette libéralisation et restent le monopole de l'opérateur historique dans de nombreux Etats. En 2009, les opérateurs nationaux "ne disposeront plus de ce monopole", confirme la Commission.
Elle propose cependant "de maintenir les obligations qui incombent actuellement aux Etats membres en matière de prestation d'un service universel de qualité, comprenant au moins une distribution et une levée du courrier cinq jours par semaine pour chaque citoyen de l'Union européenne". Y compris lorsque l'on habite dans un village de Lozère ou de la Creuse. Malgré l'ouverture du marché à la concurrence, la Commission laissera le choix aux Etats membres "d'imposer un tarif unique pour les envois soumis au tarif unitaire, tels que le courrier ordinaire".
Alors que les postes allemande, suédoise, néerlandaise, britannique ou encore finlandaise soutiennent la démarche du commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy, cette dernière étape est en revanche très redoutée par les autres postes européennes. En France notamment, La Poste craint que les modalités de financement proposées par la Commission soient insuffisantes pour maintenir un service universel de qualité. "Les Etats membres pourront choisir parmi plusieurs moyens flexibles de financer le service universel ou auront la possibilité de répartir les obligations de service universel entre les opérateurs", se défend la Commission.
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