Présentation des nouveaux trains destinés à équiper le réseau Transilien, qui seront fabriqués par la firme canadienne Bombardier © TF1/LCIC'est une petite révolution qui se joue sur les rails franciliens. Le groupe canadien Bombardier a remporté le contrat de remplacement d'une partie des trains de banlieue de la région parisienne, le Transilien, pour un montant maximum de 4 milliards d'euros, a annoncé mercredi la SNCF. "Le conseil d'administration de la SNCF a approuvé le choix de Bombardier pour la fourniture de 172 trains de nouvelle génération destinés au réseau régional d'Ile-de-France", a indiqué l'entreprise.
Le fabricant canadien s'est vu attribuer une première tranche ferme portant sur la livraison de 172 rames (voir le prototype), qui correspond à un montant de 1,85 milliard d'euros. Les livraisons sont prévues à partir de décembre 2009 et jusqu'en 2015. "Le contrat portera également sur 200 trains supplémentaires en tranche optionnelle dont la livraison pourrait intervenir à partir de 2016", a ajouté la SNCF.
"Fabriqués en France" ?
Le français Alstom et l'allemand Siemens étaient en compétition avec Bombardier pour ce méga-contrat, dont l'appel d'offres avait été lancé en février 2002. Alstom a exprimé sa "déception" et annoncé qu'il allait examiner les "conditions d'attribution" de ce marché, sans vouloir indiquer si le groupe envisageait des recours.
Selon Jean-Paul Huchon, qui a justifié le choix de Bombardier par un prix "sensiblement inférieur aux autres" et par "la fiabilité sans doute plus grande", tous les trains destinés à rénover le réseau transilien seront "fabriqués en France". Le président PS de l'Ile-de-France, également à la tête de l'autorité de transports STIF, a par ailleurs assuré : "On partagera avec Alstom le marché".
La réalité pourrait toutefois être sensiblement différente : pour Bombardier, c'est non pas 100% des trains, mais 85% qui devraient être fabriqués en France. Ce qui ne devrait pas pour autant se traduire par une hausse d'effectifs dans l'usine du groupe à Crespin, près de Valenciennes. Par ailleurs, si le président de la division transport de Bombardier a également parlé d'associer "de manière très significative" Alstom au contrat, la part qui pourrait revenir au français n'est pas fixée. (Ecouter la réaction du responsable de la division transports chez Bombardier) "A ce stade, nous n'avons reçu aucune attribution de tel ou tel sous-ensemble qui devra être examiné non seulement sur des questions de volumes mais aussi de prix", a déclaré le PDG d'Alstom Patrick Kron.
Les syndicats d'Alstom s'inquiètent, eux, des répercussions de cette décision sur l'emploi de leurs sites en France (lire l'interview du délégué syndical central Patrick Maillot).
D'après agence
| Les élus MRC voient rouge |
L'annonce de l'attribution au groupe canadien Bombardier du contrat de remplacement d'une partie des trains de la région est "à la fois prématurée et inopportune", ont jugé mercredi les élus franciliens du MRC. Ils souhaitent "le réexamen des offres" pour prendre en compte "la préservation de l'autre principal compétiteur, Alstom". Ils observent que le Canada "n'a pas les mêmes états d'âme puisqu'il n'hésite pas dans son marché intérieur à favoriser Bombardier au détriment des autres constructeurs et notamment d'Alstom". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




