
La Commission européenne a autorisé mardi la fusion entre les groupes français Suez et Gaz de France, estimant que les engagements pris par les deux entreprises permettaient de préserver la concurrence sur le marché énergétique européen. Après avoir obtenu la semaine dernière le feu vert des parlementaires français à leur fusion, Suez et GDF ont décroché mardi celui de la Commission, l'une des dernières étapes avant la célébration de leur union.
Le prix est toutefois lourd à payer car Suez et Gaz de France se sont engagées à se délester de nombreux actifs. "Les préoccupations de la Commission portaient essentiellement sur l'élimination de la pression concurrentielle croissante que GDF et Suez avaient exercée jusqu'alors (et auraient exercée dans un avenir proche) l'une sur l'autre en Belgique comme en France", rappelle la Commission. "En raison des barrières très élevées à l'entrée, leurs positions dominantes respectives auraient été considérablement renforcées par la fusion", juge la Commission. Suez va devoir céder sa filiale Distrigaz, la SPE (détenue à 25% par GDF) et abandonner Fluxys, l'exploitant de réseau belge.
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