Les maux de la distribution alimentaire

le 30 novembre 2006 à 11h46 , mis à jour le 30 novembre 2006 à 15h32

Troubles musculo-squelettiques, stress élevé... Une récente étude révèle que la pénibilité physique au travail est importante dans les métiers de ce secteur.

supermarché commerce hypermarché course rayonUn rayon de supermarché (archives). © DR

Les 650 000 salariés de la distribution alimentaire ont la vie dure. 60% d'entre eux ont mal au dos. 30% souffrent de douleurs aux poignets et aux épaules. En cause: une inadaptation des postes de travail. Sont évoqués, les charges lourdes, la profondeur des étals, l'obligation d'atteindre le haut ou le bas des rayons. En outre, 90%, les salariés disent effectuer des gestes répétitifs.

Le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher, présent au colloque où l'étude a été dévoilée, a souligné une "envolée des troubles-musculo squelettiques, dont le nombre déclaré a été multiplié par 6 en 10 ans" dans cette branche, "contre un facteur 3 dans le régime général", mais principalement en raison d'une meilleure reconnaissance de cette maladie. Les indices de fréquence des accidents du travail "n'ont pas évolué à la baisse et se maintiennent 20 points au-dessus de la moyenne", a-t-il regretté.

"Il existe une pénibilité physique importante dans le secteur, avec des grosses contraintes physiques entraînant des troubles-musculo squelettiques déclarés pour 85% des salariés", a résumé lors d'une conférence de presse Liliane Boitel, médecin conseil au centre de médecine du travail (CISME).

"Tendus et crispés"

L'étude réalisée par 350 médecins du travail auprès de 5000 salariés des hypermarchés, supermarchés et supérettes, à la demande du patronat et des syndicats, souligne également une forte "pression temporelle". 80% des salariés disent devoir se dépêcher pour faire leur travail, et la moitié affirme ne pas pouvoir faire de pauses quand ils le souhaitent. 40% des salariés sont "tendus et crispés", soit "moins que la moyenne nationale qui est d'environ 60%", note toutefois Liliane Boitel.

"La santé est pour nous une priorité. Il faut améliorer l'organisation du travail, en mobilisant les managers, avec des guides pratiques", a déclaré Jérôme Bédier, président de l'organisation patronale FCD. "Le constat n'est pas bon", ont commenté la CFDT et FO, qui dénoncent la "pression croissante des contraintes économiques".

(D'après agence)

le 30 novembre 2006 à 11:46
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6 Commentaires

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  • Marie, le 29/04/2009 à 19h22

    Mon mari subit le harcèlement moral de la part de son directeur .Ce monsieur l'ayant debauche de son ancien travail apres de nombreux coups de fils à la maison,maintenant il se permet de llui faire de nombreux reproches totalement injustifies allant jusqu'à vouloir le changer de poste,je tiens à signaler que mon mari a 56ans,j'ai l'impression qu'il cherche àl'avoir àl'usure afin qu'il demissionne mais il n'en est pas question ,cette grande surface ayant un tres bon syndicat ,heureusement il se sent epaule, mon mari est quelqu'un de bien et de se sentir sali et rabaissé de la sorte le dèsarme totalement ,c'est bien vrai il n'y a que la rentabilite qui compte et surtout à engraisser les actionnaires ,on traite les employes comme du betail ! il y a vraiment un probleme humain dans la grande distribution.

  • Delahaye, le 02/12/2006 à 09h41

    J'ai été pendant 5 ans la responsable d'une solderie et j'ai connu le stress quotidien dû au harcèlement d'un employeur qui nous mettait la pression pour son chiffre d'affaires,la fatigue d'un magasin à étage, toujours courir,monter, descendre, plier les vêtements dans des bacs placés à une hauteur inapropriée,sans aucune réaction de la médecine du travail lorsque nous nous plaignons de douleurs dans les jambes, dans les genoux, les chevilles et surtout le dos. Il y a 1 an, à 49 ans, je me suis retrouvée licenciée pour lombalgie chronique, fatigue musculaire, dépression. Aujourd'hui je ne peux plus physiquement travailler en magasin, la station debout étant insuportable; En revanche mon employeur se porte bien,il s'est acheté une belle demeure et a encore ouvert un autre magasin (il en a 4) dans la même région, avec le même traitement pour ses employées actuelles.

  • J-Yves, le 01/12/2006 à 18h23

    Clo, J'en suis bouche bee.. Tu veux dire qu'un patron, il n'a qu'une seule idee en tete ? Lui faire gagner de l'argent et non rendre les salaries plus riches en faisant du benevolat et en se sacrifiant pour eux ? Juste par curiosite, t'as mis combien de temps pour t'en rendre compte ?

  • Clo, le 30/11/2006 à 19h34

    Ayant moi-même bosser dans ce secteur, je confirme que la rentabilité passe avant la santé des employés, toujours plus, toujours plus vite au détriment du personnel, tout tourne autour du profit rien de plus.

  • Jean-Luc, le 30/11/2006 à 18h35

    Tout le monde va se plaindre de son travail. Pour gnagnagner, les Francais sont champions du monde. Si vous etes pas contents, ne travaillez pas ou devenez patrons. Personne ne vous oblige de travailler.

  • Labre, le 30/11/2006 à 12h22

    Tant que la rentablitée passera avant la santé du personnel rien ne changera car maintenant une seule véritée est valable c est L'ARGENT il faut contenter les actionnaires

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